I ■ 1 ' ! ■ I II I
(653) Ed. mod. Dey une mais toutes foys.'
(664) L'hostesse* L 'hôtesse fat bien à son aise , fat sans doute bien contente. Ed. mod. A sori court.
(66g) Ed. mod. Fous compterez.
675 Pour éviter grâns-monopolles ,
Que le seigneur de Penessac
Yroit devant louer Testât ,
Et blasonner la suffisance
De ce seigneur , car sans doubtance \ 680 La chose le valoit très bien.
Et pour trouver meilleur moyen ,
Il mehroit en sa compaignie
Lamesou ;• il ne faillit mye.
Si vint demander à l'hostessc , 685 S'ung seigneur rçmply de noblesse ,
Estoit logé en la maison.
L'hostesse respondit que non ,
Et que vrayement il n'y avoit
Q'ung lymousin lequel debvoit 690 Venir au soir souper léans.
Ha! dist-il, dame de céans,
C'est celuy que nous demandons ;
Par ma foy c'est le grant baron
Qui est arrivé au matin.
6^5 Je n'entens point vostre latin
Dist l'hostesse f , vous parlez mal ,
(677) Louer C estât. La condition , et parler de la fortune de. (683) // ne. Il n'y manqua pas. Ed. mod. En la maison , la seigneurie.
(685) Ed. mod* Seigneur ptain.
(690) Souper léans» Chez elle.
(°9») De céans. De l'hôtel.
(396) Il Va ne jument , ne cheval , Il va à pied par faqlte d gstre- Lore Penessac 4U à te dame ,
700 Il vient icypowpngprocfc, n est appellapt des tmcç* Qu'on luy a fci*t* en limons» , Et va ainsi de pied , ftffin Que son procès soft plustost falct.
7©5 L'hostesse le. <arçrt en effftict.
Alors le seigneur de Coqahraye Arrive et Dieu sçait quelle jaye , Ces deux seigqeurs iey luy firent :
Et le genoil embas tendirent
710 Aussi tost comme il fut venu, Et par ce peint il fiât coagneu Qu'il estoit seigneur honnorable.
Le bon seigneur se sist à table , En tenant boue gravité,
7 1 5 Vis-à-vis 4e l'autre costé
S'assist le seigneur de lhostel y Et eurent du vin Dieu sçait quel Il ne failloit point demander.
Quant ce vint à l'escot compter ,
720 L'hostesse assez haute comptait,
(697) Ed. mod. // n'a jument ne cheval.
(699) Ed. mod. Dit la dame,
(701) Du excès. Des injustices , pass&dcoîls.
( *Ô7 ) Mais au seigneur il iTert ehâlloit ,
Faignant qu'il fasttdiit plaiii d'argent.
Lors il dfet qti'oft filât diligent
De penser à fàîi^e tes lit* ,
725 Car il v&ulôit <n ce logis »
Coucher : pute après, par exprès , Il print «ott $âtf à «éft pfrocès , Et le bàtlta Isatis en garde , Disant ; qu*tm le me cbtitrégâtdë >
73o Si de l'argent ¥ôuléi avoir Il ne fàultque le demander, L'hosté&se ttè fut pas ingrate :
En disant , je tréti ây pas hâite N'espargrtfe* rfên qtif stoit céans.
735 Ge* seigneurs coûdi&ènt Wâfrs , L'èèpate dis rihtj btl &t rîlbyà Sans pàfèr àrgétai totrt**%s , Non datait ce cfull dëtnàndoit v A Thostttsé s**lte *otiRrit
740 Avoir de l'aqgfefct/Mên stttivètrtï Mais il n'estait pôhrt bièti codtèrnt De mettre sbtivattt taaîb *n feoùircë. * L'hostesse n'cstoit point rebourcç ,
(721) Ed. raod. Mais au seigneur niai.
(y 2b) Ed. mod. De penser faire:
(729) Ed. ta*d. ÇcAft ïe WihiWfcttrtte.
\y*9)iÀ'.<ttkbû: A m fibstttè*.
(743) Rebource, Sévère , exigeante. '
Et dist ne tous en soucyez 1 ,
745 Dieu merci, j'ay argent assez .
A vostre bon commandement.
Ces mignons pensèrent comment
Ilz pourroyent retirer leur sac ,
Et lors monsieur de Penessac 75o Dist à ce baron de Combraye,
Qu'il se bout^st bien tost en roye ,
Faignant qu'il est emfresongné.
Ce seigneur vint tout refroogné
Vers l'hostesse, par bon moyen. • 755 Et luy dit : mon cas va très-bien, ,
Mon procès est ennuyt jugé.
A coup qu'il n'y ait plus songé ,
Baillez-moi mon sac , somme, toute ;
Car j'ay peur , et si fays grant double, 760 Que les seigneurs soyent départis, Il print son sac : à dieu vous dis ,
Je reviendray tout maiptenant
Il s'en alla djdigeirmifnt r .
A tout, ces, procès et son sac ; 765 Et le seigneur, de Penessac , .
(746) Ed.'mod. 'A vottre commandement.
(749) Bd« mod. Monseigneur de.
(753) Rêfrongnè. Tout affairé., , ..„ w.
(756) Ed. mod. CejourcFhuy jugé. v>l .
(757) A coup. Pour qu'enfin il n'qn, soit, pjusf question.
(760) Que. Que l'audience ne soit ânje lorsque j'arriverai, qae les juges ne soient séparés.
( 5 9 9 ) Et de Lamesou l'attcndoyent ;
Lesquelz seigneurs si s'esbatoyent ,
À recueillir les torches culz
' Des seigneurs qui estoyent venus .
770 Aux chambres, et bien se pensoyent.
Qu'à quelque chose serviroyetot.
Hz ostèrënt tous ces procès 9 De ce sac et > par motz exprès r L'emplirent de ces torchc-culz ;
775 Puis- au soir quant furent venùz A leur, logis , fut mis en garde , Et pour mieulx mettre en sauvegarde Il fut bouté par ^ran t humWesse Avec les robbes de Thostesse ,
780 Qui sentoyent le muguetias.
Au soir, firent grant ralias , Le landemain , il fat raison De départir, et fut saison , Pour s'en aller sans revenir.
785 On cuy doit quik. deussent venir .
Lendemain , soupper. et disner, Pour leurs offices résiner,
(771} Ed. mod.-Servoyent.
(773) Par mot* exprès. Arec dessein.
(780) Le muguetias. Le muguet.
(781) Grant ratios. Un bon repas, régal.
(789) // fut raison. II fut question de s'en aller. *
(783) Ed. mod. Départir il fui saison.
(787) Pour leurs offices résiner. Pour payer leurs dépenses.
Mais ilz ne viodrcnt onque puis.
Ils faillirent cinq ou six nuitz 790 Dont Thostesse fut escbet mac.
Elle n'osoit ovrrir le sac ,
Sans avoir le congé du juge,
Auquel aroit piteux déluge ;
Telment qu'il estoit nécessaire, 795 Qu'on ènroyastufeg commissaire
Pour ouvrir ce sac * somme toute.
Quand il fast veau » soup nul double,
11 lava ses mains à bonne heure ,
De peur de g«ter l'escripture, 800 Car à cela estoit elpert
Toutesfoys le sac fit otmrt;
Mais quant il le vit si bretons ,
Il s'en alla tout mJpieupc,
Cuydant quejse&tft taoc<fueiie > 8o5 Car il n'enteodôît raillerie.
Ainsi partirent ce» seâgnéwr*
De Paria *jôjfci*hc «a c&uiwigfe.
De tromper faristit «nv^rteitt*;
(791) Ed. mod. Car elle.
(793) Au quel. Chez lequel il janûft nge/afl M flPfl P s w ftwfcq riinfcfre.
(796) Somme toute. Enfin.
(797) Ed. mod. Quant il est* .
(80a) Si breneux. Si «*U de , etc.
(8o3) Tout roupie*». En grande* , *o*t #e m#gYjfee JtQlnCaT* (8o5) Ed» mo^« Cor U entendoit.
( 4oi ) Cinq moys vcsquircnt d'avcnlaigo.
8 10 De blasOnncr ila firent raige ; Leur hoste fut par eulx vaincu.
Hz ne laissèrent pour tout gaige Qu'un sac tout pi ai a de torchecu.