‹ Œuvres de Malebranche: collationnée sur les meilleurs textes et précédé d'une introductionChapitre 117 sur 241 · III. De celle des vieillards · texte numérisé non relu

III. De celle des vieillards

Nous avons donné quelque idée des causes physiques du dérèglement de Timagination des hommes dans Tau- Ire partie ; nous tâcherons dans celle-ci de faire quelque application de ces causes aux erreurs les plus générales que l'on peut appeler morales .

On a pu voir par les choses qu'on a dites dans le chapitre précédent que la délicatesse des fibres du cerveau est une des principales causes qui nous empêchent de pouvoir apporter assez d'application pour découvrir les vérités un peu cachées.

I. Cette délicatesse des fihres se rencontre ordinairement dans les femmes, et c'est ce qui leur donne cette grande intelligence pour tout ce qui frappe les sens. C'est aux femmes à décider des modes, à juger de la langue, à discerner le bon air et les belles manières. Elles ont plus de science, d'habileté et de finesse que les hommes sur ces choses. Tout ce qui dépend du goût est de leur ressort, mais pour l'ordinaire elles sont incapables de pénétrer les vérités un peu difficiles à découvrir. Tout ce qui estabstrait leur est incompréhensi-

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