‹ Œuvres de Malebranche: collationnée sur les meilleurs textes et précédé d'une introductionChapitre 146 sur 241 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

. De la disposition que nous avons à imiter les tutres en toutes choses, latiunllc est l'origine delà communication des erreurs qui dépendent do la puissance de l'imagination. — II. Deux causes principales qui augmentent cette disposition. — III. Ce que c'est qu'imaginaticn forte. — IV. Qu'il y en a, plusieurs sortes. Des fous et de ceux qui ont l'imagination forte dans le sens qu'on l'entend ici. — V. Deux défauts considérables de ceux qui ont llmtgination forte. — VI. De la puissance qu'ils ont de persuader^ et d'imposer.

Après avoir expliqué la nature de rimaginalion, les •défauts auxquels elle est sujette et comment notre propre imagination nous jette dans Terreur, il ne reste plus à parler dans ce second livre que de la communication contagieuse des imaginations fortes; je veux •dire de la force que certains esprits ont sur les autres pour les engager dans leurs erreurs.

Les imaginations fortes sont extrêmement eontagieuses ; elles dominent sur celles qui sont faibles ; elles leur donnent peu à peu leurs mêmes tours et leur impriment leurs mêmes caractères. Ainsi ceux qui ont l'imagination forte et vigoureuse, étant tout à fait déraisonnables^ il y a très-peu de causes plus générales

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