III
OÙ il ne voit voint d'inégalité; cependant il ne la de- , vrait positivement reconnaître qu'où il la voit avec évidence.
On ne s'arrête pas ici à expliquer plus au long les erreurs de notre vue à l'égard des figures des corps, parce qu'on s'en peut instruire dans quelque livre d'optique. Cette science en effet n'apprend que la manière de tromper les yeux ; et toute son adresse ne consiste qu'à trouver des moyens pour nous faire faire les jugements naturels dont je viens de parler dans le temps que nous ne les devons pas faire. Et cela se peut exécuter en tant de différentes manières que de toutes les figures qui sont au monde, il n*y en a pas une «eule qu'on ne puisse peindre en mille façons ; de sorte que la vue s'y trompera infailliblement. Mais ce n'est pas ici le lieu d'expliquer ces choses à fond. Ce que l'on a dit suffit pour faire voir qu'il ne faut pas tant se fier à ses yeux, lors même qu'ils nous représentent lafligure des corps; quoiqu'en matière de figures ils soient beaucoup plus fidèles qu'en toute autre rencontre.