‹ Œuvres de Malebranche (volume 3)Chapitre 35 sur 154 · I.IVBF. PREMIER · texte numérisé non relu

I.IVBF. PREMIER

est dans sa main et dans lo feu. Or ce jugement est naturel, ou plutôt ce n’est qu’une sensation composée ; mais cette sensation ou ce jugement naturel est presque toujours suivi d’un autre jugement libre, que l’àrne a pris une si grande habitude de faire, qu’elle ne peut presque plus s’en empêcher.

Voilà quatre choses bien différentes, comme l’on peut voir, lesquelles on n’a pas soin de distinguer et que l’on est porté à confondre à cause de l’union étroite de l’âme et du corps, laquelle nous empêche de bien démêler les propriétés de la matière d’avec celles de l’esprit.

Il est cependant facile de reconnaître que de ces quatre choses qui se passent en nous, quand nous sentons quelque objet, les deux premières appartiennent au corps , et que les deux autres ne peuvent appartenir qu’à l’âme , pourvu qu’on ait un peu médité sur la nature de l’âme et du corps, comme on l’a dù faire, ainsi que je l’ai supposé; mais il faut expliquer ces choses en particulier.

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