DOUZIÈME ENTRETIEN
De la Providence divine dans les lois de Tiinion de Tâme et da corps, et que Dieu nous unit par elles à tous ses ouvrages. Des lois de l'union de l'esprit avec la raison. C'est par ces deux sortes de lois que se forment les sociétés. Comment Dieu par les anges distribue aux hommes les biens temporels , et par Jésus- Christ la grâce intérieure et toutes sortes de biens. De la généralité de la Providence.
ÂRisTE. — Ah I Théodore, que Dieu est admirable dans ses œuvres 1 que de profondeur dans ses desseins 1 que de rapports, que de combinaisons de rapports il a fallu comparer, pour donner à la matière cette première impression qui a formé l'univers avec toutes ses parties, non pour un moment , mais pour tous les siècles ! Que de sagesse dans la subordination des causes, dans l'enchaînement des effets, dans l'union de tous les corps dont le monde est composé, dans les combinaisons infinies, non-seulement du physique avec le physique, mais du physique avec le moral, et de l'un et de l'autre avec le surnaturel 1
Théodore. — Si le seul arrangement de la matière, si les effets nét^essaires de certaines lois du mouvement très-simples et trèsu;ônérales, nous paraissent quelque chose de si merveilleux, que