LIVRE
Ses yertus seront couronnées.
Ses vaisseaux , par les vents poussés , Vogueront des climats glacés Aux bords de Tardente Libye :
La mer enrichira ses ports; Et pour lui rheureuse Arabie Épuisera tous ses trésors.
Tel qu'on voit la tête chenue
D'un chêne , autrefois arbrisseau ,
Égaler le plus haut rameau
Du cèdre caché dans la nue :
Tel , croissant toujours en grandeur,
U égalera la splendeur
Du potentat le plus superbe ;
Et ses redoutables sujets
Se multiplieront comme Therbe
Autour des humides marais.
Qu'il vive , et que dans leur mémoire Les rois lui dressent des autels :
Que les cœurs de tous les mortels Soient les monuments de sa gloire !
Et vous , ô maître des humains , Qui de vos bienfaisantes mains Formez les monarques célèbres, Montrez-vous à tout l'univers , Et daignez chasser les ténèbres Dont nos faibles yeux sont couverts.
ODE VII