‹ OEuvres de Malherbe, poésie et prose;Chapitre 49 sur 124 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

Ses yertus seront couronnées.

Ses vaisseaux , par les vents poussés , Vogueront des climats glacés Aux bords de Tardente Libye :

La mer enrichira ses ports; Et pour lui rheureuse Arabie Épuisera tous ses trésors.

Tel qu'on voit la tête chenue

D'un chêne , autrefois arbrisseau ,

Égaler le plus haut rameau

Du cèdre caché dans la nue :

Tel , croissant toujours en grandeur,

U égalera la splendeur

Du potentat le plus superbe ;

Et ses redoutables sujets

Se multiplieront comme Therbe

Autour des humides marais.

Qu'il vive , et que dans leur mémoire Les rois lui dressent des autels :

Que les cœurs de tous les mortels Soient les monuments de sa gloire !

Et vous , ô maître des humains , Qui de vos bienfaisantes mains Formez les monarques célèbres, Montrez-vous à tout l'univers , Et daignez chasser les ténèbres Dont nos faibles yeux sont couverts.

ODE VII

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