‹ OEuvres de Malherbe, poésie et prose;Chapitre 8 sur 124 · D'UNE ODE · texte numérisé non relu

D'UNE ODE

iDYeeUye contre les mignons de Henri IIL

Les peuples , pipés de leur mine , Les voyant amsi renfermer.

Jugeaient qu'ils parlaient de s'armep Pour conquérir la Palestine , £t borner de Tyr à Galis L'empire de la fleur de lis :

Et toutefois leur entreprise Était le parfum d'un collet, Le point coupé d'une chemise , Et la figure d' un ballet.

De leur mollesse léthargique Le Discord , sortant des enfers , Des maux que nous avons soufferts Nous ourdit la toile tragique.

La justice n'eut plus de poids; L'impunité chassa les lois; Et le taon des guerres civiles Piqua les âmes des méchants Qui firent avoir à nos villes La face déserte des champs.

■ A Pimitation des anciens portes lyriques , Mallierbe se livre à ces éloges oatrés que Tenthoosiasme de ce genre de poésie rend excusables. Celaient des pièces d'attente qu'il composait à loisir, pour les placer au besoin dans quelque ode pour le roi.

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