ÉPIGRAMME PREMIÈRE
Le dieu des vers sur les bords du Permesse Aux deux Vénus m'a fait offrir des vœux : L'une à mes yeux fit briller la sagesse: L'autre les ris , l'enjouement et les jeux. Lors il me dit : Choisis l'une des deux : Leurs attributs Platon te fera lire.
Docte Apollon , dis-je au dieu de la lyre, Les séparer, c'est avilir leur prix :
Laissez-moi donc toutes deux les élire ; L'une pour moi , l'autre pour mes écrits.
Le bon vieiUard qui brûla pour Bathylle Par amour seul était ragaillardi :
Aussi n'es^il de chaleur plus subtile Pour réchauffer un vieillard engourdi.
Pour moi qui suis dans l'ardeur du midi , Merveille n'est que son flambeau me brûle : Mais quand du soir viendra le crépuscule. Temps où le cœur languit inanimé , Du moins , Amour, Êds-moi bailler cédule D'aimer encor, même sans être aimé.
Ul.
Je veux avoir, et je l'aimerai bien , Maîtresse libre et de façon gentille , Qui soit joyeuse et de plaisant maintien, De rien n'ait cure, et sans cesse frétille ; Qui, sans raison , toujours cause et babille. Et n'ait de livre autre que son miroir :
4 m épjgràmmes.
Car ne trouver pour s'ébattre le soir Qu'une matrone honnête, prude et sage , En vérité ce n'est maîtresse avoir ; Cest prendoB femme , et vivre en son ménage.
Certain huissier, étant à Faudience, Criait toujours : Paix là , messieurs ! Paix là! Tant qu'à la fin , tombant en défaillance , Son teint pâlit, et sa gorge s'enfla. • On court à lui. Qu est-ce-ci ? Qu'est-ce là ? Maître Perrin. A l'aide, il agonise!
Bessière ' vient : on le phlébotomise.
Lors ouvrant l'œil , clair comme un basilic , Voilà , messieurs, dit-il sortant de crise. Ce que Ton gagne à parler en public.
Sur leurs santés un bourgeois et sa femme Interrogeaient l'opérateur Barri ; Lequel leur dit : Pour vous guérir, madame , Baume plus sûr n'est que votre mari.
Puis se tournant vers l'époux amaigri : Pour vous , di^il , femme vous est mortelle. Las ! dit alors l'époux à sa femelle , Puisqu'autrement ne pouvons nous guérir.
Que faire donc ? Je n'en sais rien, dit-elle. Mais , par saint Jean , je ne veux point mourir.
Elle a , dit-on , cette bouche et ces yeux Par qui d'Amour Psyché devint maîtresse ; Elle a d'Uébé le souris gracieux , La taille libre , et l'air d'une déesse. Que dirai plus? On vante sa sagesse ;
* Fameux chirurgien.
ÉPIGKAMMES 417
Elle est polie et de doux entretien, Connaît le monde , écrit et parle bien , Et de la cour sait tout le formulaire. Finalement il ne lui manque rien , Fors un seul point. Et quoi? Le don de plaire.
Près de sa mort une vieille incrédule Rendait un moine interdit et perclus :
Ma chère fille, une simple formule D'acte de foi , quatre mots , et rien plus. Je ne saurais. Mon Dieu » dit le reclus, Inspirez-moi! Çà , voudriez-vous être Persuadée? Oui ; je voudrais connaître, Toucher au doigt, sentir la vérité.
Hé bien , courage , allons , reprît le prêtre ; Offrez à Dieu votre incrédulité.
Certain ivrogne, après maint long repas, Tomba malade. Un docteur galénique Fut appelé. Je trouve ici deux cas , Fièvre adurante , et soif plus que cynique. Or Hippocras tient pour méthode unique Qu'il faut guérir la soif premièrement.
Lors le fiévreux lui dit : Maître Clément , Ce premier point n'est le plus nécessaire : Guérissez-moi ma fièvre seulement; Et pour ma soif, ce sera mon affiedre.
Ce mondeHii n'est qu'une œuvre comique Où chacun fait ses rôles différents.
Là, sur la scène, en habit dramatique.
Brillent prélats, ministres, conquérants.
Pour nous, vil peuple, assis aux derniers rangs. Troupe futile et des grands rebutée ,
418 ÉPIGRÂMMES.
Par nous d*en bas la pièce est écoutée. Mais nous payons , utiles spectateurs; £t quand la farce est mal représentée , Pour notre argent nous sifQons les acteurs.
Par passe-temps un cardinal oyait
Lire les vers de Psyché , comédie ;
Et les oyant, pleurait et larmoyait,
Tant qu'eussiez dit que c'était maladie.
Quoi! monseigneur, à cette rapsodie,
Lui dit quelqu'un , tant nous semblez touché ;
Et l'autre jour, au martyre prêché
De saint Laurent , parûtes si paisible !
Ho, ho, dit-il, tudieu! cette Psyché
Est de l'histoire , et l'autre est de la bible.
Certain curé, grand enterreur de morts, Au chœur assis récitait le service.
Certain frater, grand disséqueur de corps , Tout vis-à-vis chantait aussi l'office.
Pour un procès tous deux étant émus , De maudissons lardaient leurs oremus, Hom I disait l'un , jamais n'entonnerai-je Un requiem sur cet opérateur ?
Dieu paternel, dit l'autre, quand pourrai-je A mon plaisir disséquer ce pasteur?
Pour madame »»*, étant à la représentation de l'opéra d'AtciDB.
Non, ce n'est pomt la robe de Nessus
Qui consuma l'amoureux fOs d' Alcmène ;
Ce fat le feu de cent baisers reçus
Qui dans son sang coulait de veine en veine.
11 en mourut ; et la nature humaine
En fit un dieu que l'on chante aujourd'hui.
Que de mortels, si vous vouliez, Gimène , Mériteraient d^étre dieux comme lui !
Céphale un soir devait s'entretenir Avec TAurore au retour de la chasse :
Il vous rencontre ; et de son souvenir, En vous voyant, le rendez-vous s'efface. Qui n'eût pas fait même chose en sa place ? Peusse failli comme lui sur ce point.
Mais le pauvret (mal tient qui trop embrasse) Perdit l'Aurore , et ne vous gagna point.
Entre Racine et l'atnédes Corneilles Les Ghrysogons se font modérateurs :
L'un , à leur gré , passe les sept merveilles ; L'autre ne plaît qu'aux versificateurs.
Or maintenant veillez , graves auteurs, Mordez vos doigts , ramez comme corsaires , Pour mériter de pareils protecteurs, Ou pour trouver de pareils adversaires.
Un maquignon de la ville du Mans Chez son évéque était venu conclure Certain marché de chevaux bas normands , Que l'homme saint louait outre mesure.
Vois-tu ces crins? vois-tu cette encolure ? Pour chevaux turcs on les vendit au roi. Turcs, monseigneur? A d'autres. Je vous jure Qu'ils sont chrétiens ainsi que vous et moi .
Unmagister, s'empressant d'étouffer Quelque rumeur parmi la populace , D'un coup dans l'œil se fit apostropher,
Dont il tomba , faisant laide grimace.
Lors un frater s*écria : Place ! place ! Pai pour ce mal un baume souverain.
Perdrai-je Tœil? lui dit messer Pancrace. Non, mon ami ; je le tiens dans ma main.
Le traducteur qui rima Tlliade
De douze chants prétendit Fabréger :
Mais par son style , aussi triste que Cade,
De douze en sus il a su rallonger.
Or le lecteur, qui se sent affliger,
Le donne au diable, et dit , perdant haleine
Hé ! finissez, rimeur à la douzaine ;
Vos abrégés sont longs au dernier point.
Ami lecteur, vous voilà bien en peine;
Rendons-les courts en ne les lisant point.
xvin.
Houdart n'en veut qu'à la raison sublime Qui dans Homère enchante les lecteurs : Mais Arrouet veut encor de la rime Désabuser le peuple des auteurs.
Ces deux rivaux, érigés en docteurs , De poésie ont fait un nouveau code; Et, bannissant toute règle incommode , Vont produisant ouvrages à foison , Où nous voyons que, pour être à la mode, Il faut n'avoir ni rime ni raison.
Depuis trente ans un vieux berger normand Aux beaux esprits s'est donné pour modèle; Il leur enseigne à traiter galamment Les grands sujets en style de ruelle.
Ce n'est le tout : chez l'espèce femelle U brille encor, malgré son poil grisou ;
Et n'est caillette en honnête maison Qui ne se pâme à sa douce faconde.
En vérité/caillettes ont raison ; C'est le pédant le plus joli du monde.
Par trop bien boire un curé de Bourgogne
De son pauvre œil se trouvait déferré.
Un docteur vient : Voici de la besogne
Pour plus d'un jour. Je patienterai.
Çà y vous boirez... Hé bien! soit; je boirai.
Quatre grands mois... Plutôt douze, mon maître.
Cette tisane. A moi? reprit le prêtre.
Vade rétro. Guérir par le poison ?
Non, par ma soif. Perdons une fenêtre ,
Puisqu'il le faut; mais sauvons la maison.
A' son portrait certain rimeur braillard Dans un logis se faisait reconnaître ; Car Touvrier le fit avec tel art, Qu'on bâiUait même en le voyant paraître. Ha I le voilà I c'est lui ! dit un vieux reltre ; Et rien ne manque à ce visage-là Que la parole. Ami , reprit le maître , n n'en est pas plus mauvais pour cela.
xxn.
Un vieil abbé sur certains droits de fief Fut consulter un juge de Garonne ; , Lequel lui dit : Portez votre grief Chez quelque sage et discrète personne : Conseillez-vous au Palais, en Sorbonne.
Puis , quand vos cas seront bien décidés , Accordez-vous, si votre affaire est bonne: Si votre cause est mauvaise, plaidez.
«22 ÉPIGRâMMES.
Trois choses sont que j'admire à part moi : La probité d'un homme de finance , La piété d'un confesseur du roi , Un riche abbé pratiquant Fabstinenee.
Pourtant , malgré toute leur dissonance , Je puis encor ces trois points concevoir : Mais pour le quart, je m'y perds plus j'y pense. Et quel est-il ? L'orgueil d'un manteau noir.
L'homme créq par le fils de Japet
N'eut qu'un seul corps , mâle ensemble et femelle
Mais Jupiter de ce tout si parfait
Fit deux moitiés , et rompit le modèle.
Voilà d'où vient qu'à sa moitié jumelle
Chacun de nous brûle d'être rejoint.
Le cœur nous dit , Ah ! la voilà ! c'est elle!
Mais à l'épreuve , hélas ! ce ne l'est point.
Monsieur l'abbé , vous n'ignorez de rien , Et ne vis onc mémoire si féconde.
Vous pérorez toujours , et toujours bien , Sans qu'on vous prie et sans qu'on vous réponde. Mais le malheur, c'est que votre faconde Nous apprend tout, et n'apprend rien de nous. Jo veux mourir si pour tout l'or du monde Je voudrais être aussi savant que vous.
A monsieur *♦*.
Ami , crois-moi , cache bien à la cour Les grands talents qu'avec toi l'on vit naître : C'est le moyen d'y devenir un jour Puissant seigneur, et favori peut-être.
ÉFlGAAMMKS. 423
Et favori ? Qu*est-ce là ? C'est un être Qui ne connaît rien de froid ni de chaud , Et qui se rend précieux à son maître Par ce qu'il coûte, et non parce qu'il vaut.
Doctes héros de la secte moderne, Comblés d'honneurs , et de gloire enfumés , Défiez-vous du temps , qui tout gouverne ; Craignez du sort les jeux accoutumés.
Combien d'auteurs , plus que vous renommés. Des ans jaloux ont éprouvé l'outrage !
Non que n'ayez tout l'esprit en partage Qu'on peut avoir; on vous passe ce point. Mais savez-vous qui fait vivre un ouvrage ? C'est le génie , et vous ne l'avez point.
Griphon , rimailleur subalterne ,
Vante Siphon le barbouilleur;
Et Siphon , peintre de taverne ,
Prône Griphon le rimailleur.
Or en cela certain railleur
Trouve qu'ils sont tous deux fort sages :
Car sans Griphon et ses ouvrages
Qui jamais eût vanté Siphon ?
Et sans Siphon et ses suffrages ,
Qui jamais eût prôné Griphon ?
Aux JournaUstes de Trévoux.
Petits auteurs d'un fôrt mauvais journal , Qui d'Apollon vous croyez les apôtres , Pour Dieu, tâchez d'écrire un peu moins mal , Ou taisez-vous sur les écrits des autres. Vous vous tuez à chercher dans les nôtres De quoi blâmer; et l'y trouvez très-bien :
«t4 ËPJGRAMMES.
Nous, au rebours, nous cherchons dans les vôtres De quoi louer, et nous n'y trouvons rien.
Aax mêmes.
Grands réviseurs, courage, escrimez-vous; Apprétez-moi bien du fil à retordre.
Plus je verrai fiimer votre courroux, Plus je rirai ; car j'aime le désordre. Et , je l'avoue , un auteur qui sait mordre En m*approuvant peut me rendre joyeux : Mais le venin de ceux du dernier ordre Est un parfum que j*aime cent fois mieux.
Sur leB tragédies da sieur ***,
Cachez-vous, lycophrons antiques et modernes , Vous qu*enfanta le Pinde au fond de ses cavernes, Pour servir de modèle au style boursouflé. Retirez-vous , Ronsard , Balf , Garnier, la Serre ; Et respectez les vers d'un rimeur plus enflé Que Rampale , Brébeuf , Boyer, ni Longepierre*
Est-on héros pour avoir mis aux chaînes Un peuple ou deux ? Tibère eut cet honneur. Est-on héros en signalant ses haines Par la vengeance ? Octave eut ce bonheur. Est-on héros en régnant par la peur ?
Séjan fit tout trembler jusqu'à soii maître. Mais de son ire éteindre le salpêtre , Savoir se vaincre, et réprimer les flots De son orgueil , c'est ce que j'appelle être Grand par soi-même; et voilà mon héros.
ÉPIGRABIMES. 41S
Les souhaits. .
Être r Amour quelquefois je désire :
Non pour r^ner sur la terre et les cieux ; Car je ne veux régner que sur Thémire ; Seule elle vaut les mortels et les dieux : Non pour avoir le bandeau sur les yeux ; Car de tout point Thémire m'est fidèle : Non pour jouir d'une gloire immortelle; Car à ses jours survivre je ne veux : Mais seulement pour épuiser sur elle Du dieu d'amour et les traits et les feux.
Contre Longepierre.
Longepierre le translateur ,
De l'antiquité zélateur ,
Imite les premiers fidèles ,
Qui combattaient jusqu'au trépas
Pour des vérités immortelles
Qu'eux-mêmes ne comprenaient pas.
Contre le même.
A voir Perrault et Longepierre Chacun de son parti vouloir régler le pas ,
Ne dirait-on pas d'une guerre Dont le sort est remis aux soins de deux goujats ?
XXXVK
Sur Pavenlure de Tévèqae de Nîmes , qui 8*était sauvé par la fenêtre
pour échapper à ses créanciers.
Pour éviter des Juifs la fureur et la rage, Paul , dans la ville de Damas , Descend de la fenêtre en bas :
La Parisière , en homme sage ,
426 ÉPIGRÂMMES.
Pour éviter ses créanciers ^ En fit autant ces jours derniers.
Dans un siède tel que le nôtre, On doit être surpris , je crois , Qu'un de nos prélats une fois Ai t su prendre sur lui d^imiter un apôtre.
Pour disculper ses œuvres insipides Danchet accuse et le froid et le chaud : Le froid , dit-il , fit choir mes HéracUdes ^ Et la chaleur fit toiiri)er mon Lourdattd, Mais le public, qui n'est point en défaut y Et dont le sens s'accorde avec l&nôtre , Dit à cela : Taisez-vous , grand nigaud ; Cest le froid seul qui fit choir Tun et l'autre.
A PradoD , qui avait fait onesattre pleine dlnvectives oontre M. D»
préaux.
Au nom de Dieu , Pradon , poiurquoi ce grand courroux Qui contre Despréaux exhale tant d'injures ?
Il m'a berné, me direi-vous ; Je veux le diffamer chez les races futures.
Hé! croyez-moi , restez en paix :
En vain tenteriez-vous de ternir sa mémoire; Vous n'avancerez rien pour votre propre gloire y Et le grand Scipion * sera toujours mauvais.
Conte du Pogge.
Un fat, partant pour un voyage , Dit qu'il mettrait dix mille francs Pour connaître un peu par usage Le monde avec ses habitants.
> Tragédie de Pradon.
Ce projet peut vous être utile , Reprit un rieur ingénu ; Mais mettez-en encor dix raiUe Pour ne point en être connu.
Tu dis qu'il faut brûler mon livre ; Hélas ! le pauvre enfant ne demandait qu'à vivre. Les tiens auront un meilleur sort ; Ils mourront de leur belle mort
Sur les fables de hk Motte.
Dans les fables de la Fontaine Tout est naïf , simple et sans fard ; On n'y sent ni travail ni peine , Et le facile en fait tout l'art ; En un mot, dans ce froid ouvrage Dépourvu d'esprit et de sel, Chaque animal tient un langage Trop conforme à son naturel.
Dans la Molte-Houdart, au contraire, Quadrupède , insecte , poisson , Tout prend un noble caractère , Et s'exprime du même ton.
Enfin , par son sublime organe Les animaux parlent si bien , Que dans Houdart souvent un âne Est un académicien.
Deux gens de bien , tels que Vire ' en produit S'entreplaidaient sur la fausse cédule Faite par l'un , dans son art tant instruit , Que de Thémis il bravait la férule.
> Ville de Normandie.
Or , de cet art se targuant sans scrupule, Se trouvant seuls sur l'huis du rapporteur : Signes-tu mieux? vois , disait le porteur : Tinscrire en faux serait vaine défense.
M'inscrire en faux? reprit le débiteur ; Tant ne suis sot : tiens , voilà ta quittance.
XLIU.
Sous ce tombeau gît un pauvre écuyer Qui , tout en eau sortant d'un jeu de paume , En attendant qu'on le vînt essuyer, De Bellegarde ouvrit un premier tome.
Las ! en un rien tout son sang fut glacé. Dieu fasse paix au pauvre trépassé !
A monsieur T *♦*.
Ami T*** , sais-tu pourquoi On te fuit comme la chouette ?
Non. Que peut-on reprendre en moi ?
Rien , sinon d'être un peu trop poète.
Car quelle rage , en bonne foi !
Toujours réciter , toujours lire !
Point de paix dedans ni dehors ; Tu me talonnes quand je sors , Tu m'attends quand je me retire , Tu me poursuis jusques aux bains.
Je lis y tu m'étourdis l'oreille ; récris , tu m'arrêtes la main ; Je dors , ton fausset me réveille ; A l'église je veux prier, Ton démon me fait renier , Bref sur moi partout il s'acharne ; £t si je t'enferme au grenier , Tu récites par la lucarne.
Trop déplorable infirmité!