VERS
pour maUre au bas da portrait dcTM. Despréaux.
La vérité par lui démasqua l'artifice ; Le faux dans ses écrits partout fut combattu ; Mais toujours au mérite il sut r^dre justice ; ¥x ses vers furent moins la satire du vice Que l'éloge de la vertu.
Que l'homme est bien durant sa vie Un parfait miroir de douleurs !
Dès qu'il respire , il pleure , il crie , Et semble prévoir ses malheurs.
Dans Tenfance, toujours des pleurs , Un pédant porteur de tristesse , Des livres de toutes couleurs , Des châtiments de toute espèce.
L'ardente et fougueuse jeunesse Le met encore en pire état :
Des créanciers , une maîtresse , Le tourmentent comme un forçat.
Dans l'âge mûr, autre combat :
L'ambition le sollicite ; Richesses, dignités , éclat , Soins de famille , tout Fagite.
Vieux , on le méprise , on l'évite ; Mauvaise humeur , infirmité , Toux , gravelle , goutte, pituite , Assiègent sa caducité.
Pour comble de calamité , Un directeur s'en rend le maître 11 meurt enfin peu regretté.
C'était bien la peine de naître !
FIN DES OEUYBES DE J. B. BOUSSEAU.