LA MÈRE CONFIDENTE, ACTE II, SCÈNE VIII
AifGBUQCK, à Liteite.
Que de peioes! Tâche donc de lui remettre Tesprit; que Teut-îl dire?
LISBTTS.
Eh bien! Monsieur, parlez; quelle est votre idée?
DORANTE, êê jetant à êe$ genoux»
Angélique, je meurs; que voulez-vous?
ANOBUQUB.
NonI levez-vous et parlez; je vous l'ordonne.
DORANTS.
J'obéis; votre mère sera inflexible, et dans le cas où nous sommes...
ANGELIQUE
Que faire?
DORANTE
Si j'avais des trésors à vous offrir, je vous le dirais plus hardiment.
ANGÉLIQUE
Votre cœur en est un ; achevez, je le veux.
DORANTE
A notre place, on se fait son sort à soi-même.
ANGÉLIQUE
Et comment?
On s'échappe...
LUBIN, de loin.
Au voleur I
ANGBUQaS.
Après?
DORANTE
Une mère s'emporte ; à la fin elle consent ; on se réconcilie avec elle, et on se trouve uni avec ce qu'on aime.
ANGELIQUE
Mais ou j'entends mal, ou cela ressemble à un enlèvement. En est-ce un, Dorante?
DORANTE
Je n'ai plus rien à dire.
ANGÉLIQUE, U regardant.
Je VOUS ai forcé de parler, et je n'ai que ce que je mérite.
LISETTE
Pardonnez quelque chose au trouble où il est ; le moyen est dur, et il est fâcheux qu'il n'y en ait point d'autre.
ANGÉLIQUE
Est-ce là un moyen, est-ce un remède qu'une extravagance^ Ah ! je ne vous reconnais pas à cela. Dorante ; je me passerai mieux de bonheur que de vertu. Me proposer d'être insensée, d'être méprisable ! Je ne vous aime plus.
Vous ne m'aimez plus! Ce mot m'accable, il m'arrache le cœur.