‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 1037 sur 1238 · U8ETTE · texte numérisé non relu

U8ETTE

En vérité, son état me touche.

DORANTE

Adieu, belle Angélique ; je ne survivrai pas à la menace que vous m'avez faite.

ANGÉLIQUE

Mais, Dorante, ète»-vous raisonnable?

USBTTE.

Ce qu'il vous propose est hardi ; mais ce n'est pas un crime.

ANGÉLIQUE

Un enlèvement, Lisette I

DORANTE

Ma chère Angélique, je vous perds. Concevezvous ce que c'est que vous perdre? et si vous m'aimez un peu, n'ètes-vous pas effrayée vousmême de l'idée de n'être jamais à moi? Et parce que vous êtes vertueuse, en avez-vous moins de droit d*éviter un malheur? Nous aurions le secours d'une dame qui n'est heureusement qu'à un quart de lieue d'ici, chez qui je vous mènerais.

LUBIN, de ioinm

Aïe! aïe!

ANGÉLIQUE

Non, Dorante ; laissons là votre dame. Je parlerai à ma mère, elle est bonne; je la toucherai peut-être ; je la toucherai, je l'espère. Ah I

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