PRUSIAS, ANNIBAL, FLAMINIUS, LAODICE, HIÉRON, AMILCAR, FLAVIUS, ÉGINE
PRUSIAS, à Annibal,
Seigneur, serait-il vrai ce qu'Amilcar nous dit?
ANNIBAL
Prusias (car enfin je ne crois pas qu'un homme Lâche assez pour n'oser désobéir à Rome, Infidèle à son rang, à sa parole, à moi, Ëlspère qu' Annibal daigne en lui voir un roi], Prusias, pensez-vous que ma mort vous délivre Des hasards qu'avec moi vous avez craint de suivre? Quand même vous m'eussiez remis entre ses mains, Quel fruit en pouviez-vous attendre des Romains? La paix? Vous vous trompiez. Rome va vous ap- Qu'ilfautla mériter pouroser y prétendre, [prendre Non, non; de l'épouvante esclave déclaré, A des malheurs sans fin vous vous êtes livré. Que je vousplainsi Je meurs, et ne perds que la vie.
(A la princesie.)
Du plus grand des malheurs vous l'avez garantie, Et j'expire honoré des soins de la vertu. Adieu, chère princesse. .
LAODiCB, à Flaminiui»
' Enfin Rome a vaincu Il meurt, et vous avez consommé l'injustice. Barbare! et vous osiez demander Laodice!
FLAMINIUS
Malgré tout le courroux qui trouble votre cœur. Plus équitable un jour, vous plaindrez mon mal- Quoique de vos refus ma tendresse soupire, [heur. Us ont droit de paraître, et je dois y souscrire. Hélas! un doux espoir m'amena dans ces lieux; Je ne suis point coupable, et j'en sors odieux.
FIN DANNIBAL.
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