‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 1190 sur 1238 · I/ÉPREUVE, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

I/ÉPREUVE, SCÈNE VIII

imaginez être l'homme ea question , tout graad seigneur qu'il est par ses richesses?

ANGÉLIQUE

Bon, lui! je ne sais pas seulement moi-même ce que je veux dire. On rêve, on promène sa pensée, et puis c*est tout. On le verra, ce mari; je ne l*épouserai pas sans le voir.

USETTB.

Quand ce ne serait qu*un de ses amis, ce serait toujours une grande afTaire. A propos, il m*a recommandé d'aller l'avertir, quand vous seriez venue ; et il m'attend dans l'allée.

AKGÉLIQUB.

Eh! va donc. A quoi t'amuses-tu là? Pardi! tu fais bien les commissions qu'on te donne I II n'y sera peut-être plus.

LISETTE

Tenez, le voilà lui-même.

ANGÉLIQUE, LUQDOR, LISETTE.

LUCIDOR.

Y a-t-il longtemps que vous êtes ici, Angélique?

ANGÉLIQUE

Non, monsieur; il n'y a qu'un moment que je sais que vous avez envie de me parler, et je la querellais de ne me l'avoir pas dit plus têt.

LUCIDOR.

Oui; j'ai à vous entretenir d'une chose assez importante.

LISETTE

Est-ce en secret? M'en irai-je?

LUCIDOR.

Il n'y a point de nécessité que vous restiez.

ANGBUQUE.

Aussi bien je crois que ma mère aura besoin d'elle.

LISETTE

Je me retire donc.

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