L'ILE DE LA RAISON
Vallée. Mellez-moi donc plutôt diadon de bassecour.
BLBCTRCE.
Ne tient-il qu'à tous ouvrir votre cage pour vous rendre content? tenez la voilà ouverte.
BLAISB.
Ah! pargué, faut que vous radotiez, vous autres, pour nous enfarmer. Allons, de quoi s'agit-il?
BLBCTRUB.
Vous n'êtes, dit-on, devenus petits qu'en entrant dans notre lie. Gela est-il vrai?
BLAISB.
Tenez, velà l'histoire de noute taille. Dès le premier pas ici, je me sis aparçu dévaler jusqu'à la ceinture; et pis, en Taisant l'autre pas, je n'allais pus qu'à ma jambe ; et pis je me suis trouvé à la cherille du pied.
Sur ce pied-là il faut que vous sachiez une chose.
BLAISE
Deux, si vous voulez.
BLBCTRUB.
Il y a deux siècles qu'on prit ici de petites créatures comme vous autres.
BLAISB.
Voulez-vous gager que je sommes dans leur caje?
BLBCTRUB.
On les traita comme vous ; car ils n'étaient pas plus grands; mais ensuite ils devinrent tout aussi grands que nous.
BLAISB.
Eh! morgue, depuis six mois j'épions pour en avoir autant : apprenez-moi le secret qu'il faut pour ça. Pargué, si jamais voûte chemin s*adonne jusqu'à Passy, vous varrez un brave homme ; je trinquerons d'importance. Dites-moi ce qu'il faut faire.
BLBCTRUB.
Mon petit mignon, je vous l'ai déjà dit; rien que devenir raisonnable.
BLAISB.
Qaoi ! cette marmaille guarit par là?
BLBCTRUB.
Oni. Apparemment qu'elle ne l'était pas; et sans doute vous êtes de même?
Eh ! palsaogué, velà donc mon compte de tantôt avec les échelons du Gascon ; velà ce que c'est ; TOUS avez raison, je ne sis pas raisonnable.
BLBCTRUB.
Que cet aveu-là me fait plaisir! Mon petit ami, vous êtes dans le bon chemin; poursuivez.
BLAISB.
Non, morgue! je n'ons pas de raison, c'est ma pensée. Je ne sis qu'un nigaud, qu'un butor, et je le soutianrons dans le carrefour à son de trompe, aAn d'en être pus confus ; car, morgue ! ça est honteux.