‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 155 sur 1238 · SPINETTE, BLAISE, UNE INSULAIRE · texte numérisé non relu

SPINETTE, BLAISE, UNE INSULAIRE

l'ixsuiaiiib.

Ab! mon beau garçon, je vous retrouve; et ^ous, mademoiselle, je suis bien ravie de vous voir comme vous êtes.

J*eu sis fort ravi aussi. Quant à l'égard du bîau garçon. Il n*y a point de ça ici.

L^INSULAIBB.

Pour mpi, vous me paraissez tel.

BLAISB, ù Spinette,

Vous voyez bian qu*alle me conte la fleurette.

Mais, mademoiselle, parlez-moi; dans queullc intention est-ce que vous me dites que je sis biau? Je sis d'avis de savoir ça. Est-ce que je vous plais?

L*INSULAmE.

Assurément.

BLAISE, A Sphtette, Souvenez-vous bi an que je n'y saurais que faire. Je sis bian sévère, n'est-ce pas?

l'insulaire.

Eh quoi ! me trouvez-vous si désagréable ?

BLAISE

Vous! non... (i part.) Si fait, si fait. C'est que je rêve. Morgue ! qucu dommage de rudoyer ça!

SPINBTTB.

Maître Biaise, la conquête d'une si jolie Ûlle mérite pourtant votre attention.

BLAISB.

Oh ! mais il faut que ça vianne ; ça n'est pas encore bian mûr, et je varrons pendant qu'aile m'aimera; qu'aile aille son train.

l'insulaire.

Aimer toute seule est bien triste I

BLAISB.

Ma sagesse n'a pas encore résolu que ça soit pas divartissant

l'insulairb*

Voici, je pense, quelqu'un de vos camarades qui vient ; je me retire sans rien attendre de votre cœur.

BLAISE

Là, là, ma mie, vous revianrez. Ne vous découragez pas, entendez-vous !

l'insulaire.

Passe pour cela.

BLAISB.

Adieu, adieu. J'avons affaire. Vous gagnez trop de tarrain, et j'en ai honte. Adieu!

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