‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 162 sur 1238 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LE COURTISAN, FONTIGNAC.

LE COURTISAN

Je t'avoue, Fontignac, que je me sens ébranlé.

FONTIGNAC.

Je lé crois; la raison et bous, dans lé fond, vous n'êtes vrouillcs que fauté dé bous entendre.

LE COURTISAN

Est-il vrai que ma sœur est convenue de toutes les folies dont elle parle?

L'histoire rapporté qu'elle en a fait l'abcu d'uuc maniéré exemplaire, en hérité.

LE COURTISAN

Elle qui étaitsi glorieuse, comment a-t-elle souffert cette confusion-là ?

FONTIGNAC

On dit en effet que son àmé d'avord était en trabail. Grand nomvré d'exclamations. Où en suis-jé?

L'ILE DE LA RAISON, ACTE III, SCÈNE IIL

Oo rougissait. Il est bénu des larmes, un peu dé découragement, dé petites colères vrochant sur lé loDt. La banité défeodaît lé logis; mais enfin la raison Ta serrée dé si près, qu*ellé l'a, comme on dit, jetée par les fenêtres, et je régardé déjà la Mtré comme sautée.

LE COURTISAN

Mais, dis-moi de quoi tu veux que je convienne; ar voilà mon embarras.

FONTIGNAC.

Je bous fais excusé; bous êtes fourni ; botré embarras Dé peut bénir que dél'avondancé du sujet.

LE COURTISAN

Moi, je ne me connais point de ces faiblesses, de ces extravagances dont on peut rougir ; je ne m'en connais point.

FORTIGNAC.

£h vien ! je bous mettrai en pays dé connaissance I

LE COURTISAN

Vous plaisantez, sans doute, Fontignac?

FONTIGNAC.

Moi, pla.isanter dans lé ministère que j'exerce, quand il s'agit dé guérir un abeuglé I Bous n'y pensez pas.

LE COURTISAN

Où est-il donc cet aveugle?

FONTIGNAC.

Monsieur, avrégeons;la bie est courte; parlons daCTairé.

LE COURTISAN

Ah! tu m'inquiètes. Que vas-tu me dire? Je n*aime pas les critiques.

FONTIGNAC.

Je bous prends sur lé fait. Actuellement bous préludez par une petitesse. Il en est dé bous comme dé ces bases trop pleins; on né peut les rémuer qu'ils né répandent.

LE COURTISAN

Voudriez-vous bien me dir'e quelle est cette faiblesse par laquelle je prélude?

FONTIGNAC

(Test la peur que bous abez que je né bous épluché. N'abez-bou s jamais bu d'enfant entré lesvras dé sa nourrice? Connaissez-bous lé hochet dont elle agité les grelots pour réjouir lé poupon abecqué la chansonnette? Que bous ressemvlez vien à ce poupon, bous autres grands seignursl Regardez ceux qui bous approchent, ils ont tous lé bocbet à la main; il faut que lé grelot joue, et que la chansonnette marché. Bous mé régardez? Que pensez-bous?

LE COURTISAN

Que vous oubliez entièrement à qui vous parlez.

FONTIGNAC

Ehl cadédis, quittez la vabette; il est vien temps qné bous sovez sébré.

LE COURTISAN

Voilà un faquin que je ne reconnais pas. Où est donc le respect que tu me dois?

FONTIGNAC

Lé respect que bous démandez, boyez-bous! c'est lé sécouément du grelot; mais j'ai perdu lé hochet.

LE COURTISAN

Misérable !

FONTIGNAC

Plus dé quartier, sandis. Quand un homme a lé vras disloqué, né Taut-il pas lé remettre? Gela s'en ba-t-il sans doulur? et né ba-t-on pas son train? Ce n'est pas lé vras à bous, c'est la tété qu'il faut bous remettre? tété dé courtisan, cadédis, que je bous garantis aussi disloquée à sa façon, qu'aucun vras lé peut être. Bous crierez : mais je bouf aime, et je bous aberlis que je suis sourd.

LE COURTISAN

Si j'en crois ma colère...

FONTIGNAC

Eh! cadédis, qu'en feriez-bous? Lé moucheron à présent bous comvattrait à forcé égalé.

LE COURTISAN

Retirez-vous, insolent que vous êtes; retirezvous.

FONTIGNAC

Pour lé moins entamons lé sujet.

LE COURTISAN

Laissez-moi, vous dîs-je; mon plus grand malheur est de vous voir ici.

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