LA MARQUISE, LISETTE
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$an$ qu'elle le tache.
Ahl Ahl
LA MARQUISE, **arrêiant et taupirant, U8ETTB, derrière elle.
LA MARQUISE
(}u*est-ce que j'entends là? Ah! c'est vousl
USETTE.
Oui, madame.
De quoi soupirez-yous?
LISETTE
Moi? de rien; vous soupirez: je prends cela pour une parole, et je vous réponds de môme.
LA MARQUISE
Fort bien ; mais qui est-ce qui vous a dît de me suivre?
USETTE.
Qai me Ta dit, madame ? Vous m'appelez, je tIcos; vous marchez, je vous suis : j'attends le reste.
LA MARQUISE
Je vous ai appelée, moi !
LISETTE
Oui, madame.
LA MARQUISE
Allez, vous rêvez, retournez- vous-en ; je n'ai pas besoÎQ de vous.
LISETTE
Retournez-vous-en 1 les personnes affligées ne doivent point rester seules, madame.
LA MARQUISE
Ce sont mes affaires, laissez-moi.
LISETTE
Cela ne fait qu'augmenter leur tristesse.
Ma tristesse me platt.
LISETTE
Et c'est à ceux qui vous aiment à vous secourir dans cet état-là; je ne veux pas vous laisser mourir de chagrin.
LA MARQUISE
Ah ! voyons donc où cela ira.
LISETTE
Pardi ! il faut bien se servir de sa raison dans la vie, et ne pas quereller les gens qui sont attachés à nous.
LA MARQUISE
Il est vrai que votre zèle est fort bien entendu ; pour m'empêcher d'être triste, il me met en colère.
LISETTE
Eh bien ! cela distrait toujours un peu : il vaut mieux quereller que soupirer.
LA MARQUISE
Ehl laissez-moi ; je dois soupirer toute ma vie.
LISETTE
Vous devez, dites-vous? Oh! vous ne paierez jamais cette dettc-Ià : vous êtes trop jeune, elle ne saurait être sérieuse.
LA MARQUISE
Eh ! ce que je dis là n'est que trop vrai : il n'y a plus de consolation pour moi, il n'y en a plus. Après deux ans de l'amour le plus tendre, épouser ce que l'on aime, ce qu'il y avait de plus aimable au monde; l'épouser et le perdre un mois après!
LISETTE
Un mois 1 c'est toujours autant de pris. Je connais une dame qui n'a gardé son mari que deux jours ; c'est cela qui est piquant.