‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 213 sur 1238 · LE COMTE, LISETTE, LUBIN · texte numérisé non relu

LE COMTE, LISETTE, LUBIN

LE COMTE, cTim air ému.

Bonjour, Lisette ; je yieus de rencontrer Hortensias, qui m'a dit des choses bien singulières. La marquise le renvoie, à ce qu'il dît, parce qu'elle aime le cheval ier et qu'elle l'épouse. Gela est-il vrai? je tous prie de m'instruire...

USBTTE.

Mais, monsieur le comte, je ne crois pas que cela soit, et je n*y vois pas encore d'apparence : Hortensius lui déplaît, elle le congédie; voilà tout ce que j'en puis dire.

LB COMTE, à Lubin,

El toi, n'en sais-tu pas davantage ?

LUBIN

Non, monsieur le comte ; je ne sais que mon amour pour Lisette : voilà toutes mes nouvelles.

LISETTE

Madame la marquise est si peu disposée à se marier, qu'elle ne veut pas même voir d'amants; elle m'a dit de vous prier de ne point vous obstiner i l'aimer.

LB COMTE

Non plus qu'à la voir, sans doute ?

LISETTE

Mais je crois que cela revient au même.

LUBIN

Oui, qui dit l'un dit l'autre.

LE COMTE

Que les femmes sont inconcevables! Le chevalier est ici apparemment?

LISETTE

k crois qu'oui.

LUBIN

Leurs sentiments d'amitié ne permettent pas qn ils se séparent

LE COMTE

àh !... Avertissez, je vous prie, le chevalier que je voudrais lai dire un mot.

LISETTE

Ty vais de ce pas, monsieur le comte.

{ÊMbim tort avec Liuite en ioiuant le comie,)

LE œMTE, eeul.

Qu'est-ce que cela signifie? Est-ce de l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre? Le chevalier va venir; interrogeons son cœur pour en tirer la vérité. Je vais me servir d'un stratagème qui, tout commun qu'il est, ne laisse pas souvent que de léussir.

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