ACTE PREMIER SCÈNE I
HORTENSE, MARTON
MAUTON.
Eh bien I madame, quand sortirez-vous de la rêverie où vous êtes? Vous m'avez appelée, me voilà, et vous ne me dites mot.
HORTENSB.
Tai l'esprit inquiet.
De quoi s'agil-il donc?
HORTENSB.
N'ai-je pas de quoi rêver? On va me marier, Marton.
MARTON
Eh! vraiment, je le sais bien ; on n'attend plus que votre oncle pour terminer ce mariage; d'ailleurs Rosimond, voire futur, n'estarrivé que d'hier, et il faut vous donner patience.
HORTENSE
Patience! est-ce que tu me crois pressée?
MARTON
Pourquoi non? on Test ordinairement à votre place; le mariage est une nouveauté curieuse, et la curiosité n'aime pas à attendre.
HORTENSE
Je différerai tant qu'on voudra.
MARTON
Ah ! heureusement qu'on veut expédier.
HORTENSE
Eh I laisse là tes idées.
MARTON
Est-ce que Rosimond n'est pas de votre goût?
HORTENSE
C'est lui dont je veux te parler. MartoD, tu es fllle d'esprit; comment le trouves-tu?
Mais... il est d'une jolie figure.
HORTENSE
Cela est vrai.
MARTON
Sa physionomie est aimable.
HORTENSE
Tu as raison.
MARTON
Il me paraît avoir de l'esprit.
HORTENSE
Je lui en crois beaucoup.
MARTON
Dans le fond même, on lui sent un caraclère d'honnête homme.
HORTENSE
Je le pense comme toi.
MARTON
El, à vue de pays, tout son défaut c'est d'èire ridicule.
HORTENSE
Et c'est ce qui me désespère, car cela gâte tout. Je lui trouve de si soltes façons avec moi ! On dirait qu'il dédaigne de me plaire, et qu'il croit qu il ne serait pas du bon air de se soucier de moi parce qu'il m'épouse...
MARTON
Ah! madame, vous en parlez bien à votre aise.
HORTENSE
Que veux-tu dire? Est-ce que la raison même n'exige pas un autre procédé que le sien?
MARTON
Eh! oui, la raison; mais c'est que parmi les
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LE PETiT-DlAlTRE COKKIGE.
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