‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 323 sur 1238 · MARTON, FRONTIN · texte numérisé non relu

MARTON, FRONTIN

MARTON, éclatani de rire, Ah!ah!ah!ahl

FRONTIX.

Ah! ah! ah! ah!

MARTON

Ah! mon ingénuité te charme-t-elle encore ?

FRONTIN

Non, mon admiration s'était méprise; c'est la malice qui est admirable.

MARTON

Ah ! ah ! pas mal, pas mal.

• FRONTIN lui priitnte la main.

Allons, touche là, Marton.

MARTON

Pourquoi donc? ce n'est pas la peine.

FRONTIN

Touche là, te disrje ; c'est de bon cœur.

MARTON, lui donnant la main.

Eh bien, que veux-lu dire ?

Marton, ma foi, tu as raison ; j'ai fait l'impertinent tout à l'heure.

MARTON

Le vrai faquin.

Le sot, le fat.

FRONTIN

MARTON

Oh ! mais tu tombes à présent dans un excès de raison, tu vas me réduire à te louer.

FRONTIN

J'en veux à ton cœur, et non pas à tes éloges.

MARTON

Tu es encore trop convalescent ; j'ai peur des rechutes.

FRONTIN

Il faut pourtant que tu m'aimes.

VARTON.

Doucement ; vous redevenez fat.

FRONTIN

Paix; voici mon original qui arrive.

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