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LA DISPUTE, SCÈNE VIL

ÊGLÉ.

Azor toujours Azor.

MESROCr.

J*eQ coDTiens, mais que saît-oa ce qui peut arriver? Supposons par exemple que je devinsse aussi aimable qu'Azor, que Garise devint aussi belle qu'Ëglé.

BGLÉ.

Qu'est-ce que cela nous ferait H

CARISB.

Peut-être alors que, rassasiés de vous voir, vous seriez tentés de vous quitter tous deux pour nous aimer.

BGLK.

Pourquoi tentés? Quitte-t-on ce qu*on aime? Est-celà raisonner? Azor et moi nous nous aimons, Toilà qui est fini : devenez beau tant qu'il vous plaira, que nous importe ? Ce sera votre alTairc ; la nôtre est arrêtée.

AZOB.

Us n'y comprendront jamais rien ; il faut êlre nous pour savoir ce qui en est.

MBSROU.

Gomme vous voudrez.

▲ZOB.

Mon amitié, c'est ma vie.

BGLB.

Eoteodez-vous ce qu'il dit, sa vie? comment me qQiUerait-i]?Il faut bien qu'il vive, et moi aussi.

AZOR

Oui, ma vie; comment est-il possible qu'on soit si belle, qu'on ait de si beaux regards, une si belle bouche, et tout si beau?

BGLB.

i'airoe tant qu'il m'admire I

MBSROU.

D est vrai qu'il vous adore.

AZOB.

Ah! que c'est bien dit, je l'adore! Mcsrou me comprend, je vous adore.

BGLÉ, toupiranim

Adorez donc, mais donnez-moi le temps de respirer; ah I

CARISB.

Que de tendresse! j'en suis enchantée moi-même! Mais il n'y a qu'un moyen de la conserver, c'est de nous en croire ; et si vous avez la sagesse de vous y déterminer, tenez, Églé, donnez ceci à Azor ; ce sera de quoi l'aider à supporter voire absence.

BGLB, prenant un portrait que Carise lui donne^

Comment donc l je me reconnais; c'est encore moi, et bien mieux que dans les eaux du ruisseau ; c'est toute ma beauté, c'est moi; quel plaisir de se trouver partout! Regardez, Azor, regardez mes charmes.

Ahl c'est Églé, c'est ma chère femme; la voilà, siuoa que la véritable est encore plus belle.

(// bùiu le portrttitn)

MBSROU.

Du moins cela la représente.

AZOR

Oui, cela la fait désirer. {Il le batte encore,)

BGLé.

Je n'y trouve qu'un défaut; quand il le baise, ma copie a tout*

AZOR, prenant ta main, quUl baise.

Otons ce défaut-là.

Ah ça! j'en veux autant pour m*amuser.

MBSROU.

Choisissez de son portrait ou du vôtre.

ÉGLB.

Je les retiens tous deux.

MBSROU.

Oh! il faut opter, s'il vous platt; je suis bien aise d'en garder un.

BGLB.

Eh bien! en ce cas-là je n'ai que faire de vous pour avoir Azor, car j'ai déjà son portrait dans mon esprit; ainsi donnez-moi le mien, je les aurai tous deux.

CARISB.

Le voilà d'une autre manière. Cela s'appelle un miroir; il n'y a qu'à presser cet endroit pour l'ouvrir. Adieu, nous reviendrons vous trouver dans quelque temps; mais, de grâce, s6ngez aux petites absences.

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