‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 394 sur 1238 · AZOR, ÉGLÉ · texte numérisé non relu

AZOR, ÉGLÉ

ÉGLÉ, tâchant (PoHvrir la botte.

Voyons; je ne saurais l'ouvrir; essayez, Azor; c'est là qu'elle a dit de presser.

AZOR l'ouvre et se regarde.

Bon! ce n'est que moi, je pense; c'e^t ma mine que le ruisseau d'ici près m'a montrée.

ÉGLÉ

Ah! ah! que je voie donc! Eh! point du tout, cher homme, c'est plus moi que jamais; c*est réellement votre Églé, la véritable; tenez, approchez.

AZOR

Eh! oui, c'est vous; attendez donc, c'est nous deux, c'est moitié l'un et moitié l'autre : j'aimerais mieux que ce fût vous toute seule, car je m'empêche de vous voir tout entière.

ÉGI^.

Ahl je suis bien aise d'y voir un peu de vous aussi ; vous n'y gâtez rien ; avancez encore, tenezvous bien.

AZOR

Nos visages vont se toucher, voilà qu'ils se touchent ; quel bonheur pour le mien I quel ravissement !

BGLB.

Je vous sens bien, et je le trouve bon.

Page 1