‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 522 sur 1238 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LÉLIO, ARLEQUIN

ARLBQUIN, revenant à ton mattre.

Monsieur, mon cher maître, il y a une mauvaise nouvelle.

LÉUO.

Qu'est-ce que c*est?

ARLEQUIN

Vous avez entendu parler de cette comtesse qui a achète depuis un an cette belle maison près de la vôtre ?

LBLIO.

Oui.

ARLEQUIN

Eh bien! on m*a dit que cette comtesse est ici, «t qu'elle veut vous parler ; j'ai mauvaise opinion de cela.

LéLIO.

Eh! morbleu! toujours des femmes! Eh! que me veut-elle ?

Je n'en sais rien ; mais on dit qu'elle est belle et veuve; je gage qu'elle est encline à faire du mal.

LÉLIO

Et moi enclin à l'éviter. Je ne me soucie ni de sa beauté ni de son veuvage.

ARLEQUIN

Que le ciel vous maintienne dans cette bonne disposition! Oufl

LÉLIO

Qu'as-tu ?

ARLEQUIN

C'est qu'on dit qu'il y a aussi une fille de chambre avec elle, et voila mes émotions de cœur qui me prennent.

LÉLIO

Benêt ! une femme te fait peur I

ARLEQUIN

Hélas ! monsieur! j'espère en vous et en votre assistance.

LÉLIO

Je crois que les voilà qui se promènent; retirons-nous.

Page 1