‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 551 sur 1238 · LA SURPRISE DE L'AMOUR, ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

LA SURPRISE DE L'AMOUR, ACTE III, SCÈNE IV

chagrin-là; récompensez mon zèle pour vous; ouvrez-moi votre cœur, vous n*en serez point fâchée.

{Elle approche deea maîtreue, et la eareite,)

LA COMTESSE

Ah!

COLOMBIME.

Eh bien I voilà un soupir; c*est un commencement de franchise ; achevez donc.

LA COMTESSE

Colombine?

GOLOMBINB.

Madame?

Après tout, aurais- tu raison ? Est-ce que j'aimerais?

COLOMBINE

Je crois qu'oui ; mais, d'où vient vous faire un si grand monstre de cela? Eh bien! vous aimez; voilà qui est bien rare !

, LA COMTESSE

Non, je n'aime point encore.

COLOMBINE

Vous avez l'équivalent de cela.

LA COMTESSE

Quoi ! je pourrais tomber dans ces malheureuses situations, si pleiqes de troubles, d'inquiétudes, de chagrins; moi, moi! Non, Colombine, cela n'est pas fait encore; je serais au désespoir. Quand je suis venue ici, triste, tu me demandais ce que j'avais : ah! Colombine, c'était un pressentiment du malheur qui devait m'arriver.

COLOMBINE

Voici Arlequin qui vient à nous, renfermez vos regrets.

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