LA DOUBLE INCONSTANCE, ACTE II, SCÈNE IV
USETTB.
Elle se fâche, je pense?
LE PRINCE
Mais, madame , que signifient ces discours-là? Sous prétexte de venir saluer Silvia, vous lui faites aae insulte 1
LISETTE
Ce n'est pas mon 'dessein. J'avais la curiosité de voir cette petite fille qu'on aime tant, qui fait naître une si forte passion ; et je cherche ce qu'elle a de si aimable. On dit qu'elle est naïve, c'est un agrément campagnard qui doit la rendre amusante; priez-la de nous donner quelques traits de naïveté ; voyons son esprit.
SILVIA
Eh ! non, madame, ce n'est pas la peine ; il n*est pas si plaisant que le vôtre.
LISETTE , en riani,
Ab! abl vous demandiez du naïf; en voilà.
LE PRINCE, à Lisette,
Allez-Tous-en, madame.
SILVIA
Cela m'impatiente à la fin ; et si elle ne s'en va, je me fâcherai tout de bon.
LE PHIMCE , à LUette.
Vous vous repentirez de votre procédé.
LISETTE
Adieu; un pareil objet me venge assez de celui qui en a fait choix.