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LE PRINCE TRAVESTI, ACTE I, SCÈNE VIII

plus d'un chagrin ; tous ne m'aimerez jamais, et vous m^avez dit que vous étiez mariée.

HORTENSS.

Eh hien I je suis veuve ; perdez du moins la moitié de vos chagrins. A Tégard de celui de n'être point aimé...

LÊUO.

Achevez, madame; à l'égard de celui-là?..*

HORTENSB.

Faites comme vous pourrez, je ne suis pas mal intentionnée... Mais supposons que je vous aime; n'y a-t-il pas une princesse qui croit que vous Taimez, qui vous aime peut-être elle-même, qui est la maltresse ici, qui est vive, qui peut disposer de vous et de moi? A quoi donc mon amour aboulirail-il?

LéhtO.

n n'aboutira à rien, dès lors qu'il n'est qu'une supposition.

HORTBNSB.

J'avais oublié que je le supposais.

LÉUO.

Ne deviendra-t-il jamais réel?

HORTENSB.

Je ne vous dirai plus rien ; vous m'avez demandé la consolation de m'ouvrir votre cteur, et vous me trompez; au lieu de cela, vous prenez la consolation de voir dans le mien. Je sais votre secret, en voilà assez; laissez-moi garder le mien, si je l'ai encore. (Eiu son,)

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