SCÈNE VIII
LÉLIO, HORTENSE
HORTENSE
J'avais oublié de vous apprendre une ch«se : la princesse vous aime; vous pouvez aspirer à tout; je vous rapprends de sa part; il en arrivera ce qu'il pourra. Adieu.
LELIO
Eh! de grâce, madame, arrêtez- vous un instant. Quoi 1 la princesse elle-même vous aurait chargée de me dire...
HORTBNSK.
Voilà de grands transports ; mais je n'ai pas charge d'en rendre compte. J'ai dit ce que j'avais 1 vous dire ; vous m'avez entendue ; je n'ai pas
le temps de le répéter, et je n'ai rien à savoir do vous.
XÉLIO.
Et moi, madame, ma réponse à cela est que je vous adore, et je vais de ce pas la porter à la princesse.
HORTENSE
Y songez-vous? Si elle sait que vous m*aimez, vous ne pourrez plus me le dire, je vous en avertis.
LÉLIO
Cette réflexion m'arrête; mais il est cruel de se voir soupçonné d'être joyeux, quand on n'est que troublé.
HORTENSE
0 sort cruel! Vous avez raison de vous fâcher! La vivacité qui vient de me prendre, vous fait beaucoup de tort! Il doit vous rester de yiolenls chagrins!