LE PRINCE TRAVESTI, ACTE I, SCÈNE XIII
un assez bon partir Unissons nos intérêts, et devenez mon gendre.
LÉLIO
Vous n'y pensez pas, mon cher monsieur. Ce mariage-là serait une conspiration contre i'État; il faudrait travailler à vous faire ministre.
FBBDÉRIC.
Vous refusez l'offre que je vous faisi
LBLIO.
Un espion devenir votre gendre! Votre fille devenir la femme d'un aventurier I Ah! je vous demande grâce pour elle; j'ai pitié de la victime que vous voulez sacrifier à voli*e ambition ; c'est trop aimer la fortune.
FBBDERIC.
Je crois offrir ma fille à un homme d'honneur; et d'ailleurs vous m'accusez d'un plaisant crime, d'aimer la fortune I Qui est-ce qui n'aimerait pas à gouverner?
LÉLIO
Celui qui en serait digne.
FRÉDÉRIC
Gelai qui en serait digne?
Oui; c'est l'homme qui aurait plus de vertu que d'ambition et d'avarice. Oh! cet liomme-Jà n'y Terrait que de la peine.
FRÉDÉRIC
Vous avez bien de la fierté.
LBLIO.
Point du tout ; ce n'est que du zèle.
FRÉDÉRIC
Ne vous flattez pas tant; on peut tomber de plus haut que vous n'êtes; et la princesse verra clair un jour.
LÉLIO
Ah! VOUS voilà dans votre figure naturelle; je vous vois le visage à présent. Il n'est pas joli ; mais cela vaut toujours mieux que le masque que îous portiez tout à Theure.