ARISTE, MAITRE JACQUES
CLKANDRB. [mattro;
De mon destin, monsieur, je viens vous rendre Pardonnez aux effets d'un violent amour, Et vous-même dictez notre arrêt en ce jour. Je me suis, il est vrai, servi de stratagème ; Mais que ne fait-on pas pour avoir ce qu'on aime? On m'enlevait l'objet de mes plus tendres feux; Et, pour tout avouer, nous nous aimons tous deux. Vousconnaissez, monsieur, mon sort et ma famille ;
Mon procès est gagné, j'adore votre fille : Prononcez; et s'il faut embrasser vos genoux...
ARISTB.
De vos liens, pour moi, je ne suis point jaloux.
LE CHEVALIER
A vos désirs aussi je suis prêt à souscrire.
LB FINANCIER
Je me dépars de tout, je ne puis pas plus dire.
PHILINE. [près...
Pardon oez-moi, mon père; et mon cœur est tout S'il faut à mon amant renoncer pour jamais.
CRISPIN
Hélas! que de douceur!
TOINETTB.
Monsieur, soyez sensible.
DÉMOCRITE
C'en est fait, et mon cœur cesse d'être inflexible. Levez-vous, finissez tous vos remerclmenls : Je ne sépare plus de si tendres amants. Ces messieurs resteront pour la cérémonie. Soyez contents tous deux ; votre peine est finie.
CRISPIN, à Toinette,
Finis la mienne aussi, marions-nous tous deux. Je suis pressé, Toinette.
TOINETTE
Es-tu bien amoureux?
CRISPIN
Ah! l'on ne vit jamais pareille impatience.
Et l'amour dans mon cœur épuise sa puissance.
Objet de mes désirs, ne va pas refuser
Ton bonheur. Pour garant reçois ce doux baiser.
TOINBTTB.
Y penses-tu, Crispin? Quelle est donc ta folie? Que fais-tu?
CRISPIN
Je pelote en attendant partie.
CLEANDRE.
Puisque vous vous aimez, je veux vous marier.
CRISPIN
Le veux-tu?
TOINBTTB.
J'y consens.
CRISPIN
Tu te fais bien prier!