‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 68 sur 1238 · AVERTISSEMENT DE L'AUTEUR · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT DE L'AUTEUR

Le sort de cette pièce-ci a été bizarre : je la sentais susceptible d*ane chute totale ou d'un grand succès d'une chute totale, parce que le sujet en était singulier, et par conséquent courait risque d'être très-mal reçu ; d*un grand succès, parce que je voyais que si le sujet était saisi, il pouvait faire beaucoup de plaisir. Je me suis trompé pourtant, et rien de tout cela n'est arrivé. La pièce n'a eu, à proprement parler, ni chuté ni Fuccès: tout se réduit simplement à dire qu'elle n*a point plu. Je ne parle que de la première représentation ; car, après cel:^, elle a encore eu un autre sort : ce n'a plus été la même pièce, tant elle a fait de plaisir aux nouveaux speoteurs qui sont venus la voir; ils étaient dans la dernière surprise de ce qui était arrivé d'abord. Je n'ose rapporter les éloges qu'ils en faisaient, et je n'exagère rien. Le public est garant de ce que je dis là. Ce n'est pas là tout : quatre jours après qu'elle a paru à Paris, on l'a jouée à la cour. Il y a assurément de l'esprit et du goût

dans ce pays-là, et elle y plut encore au delà ce qu'il m'est permis de dire. Pourquoi le succès n*a-t-il pas été le même après ? Dirai-je que les premiers spectateurs s'y connaissaient mieux que les derniers? non ; cela ne serait pas raisonnable. Je conclus seulement que cette différence d'opinions doit engager les uns et les autres à se méfier de leur jugement. Lorsque, dans une affaire de goût, un homme d'esprit en trouve plusieurs autres qui ne sont pas de son sentiment, cela doit l'inquiéter, ce me semble, ou il a moins d'esprit qu'il ne pense : et voilà précisément ce qui se passe à l'égard de cette pièce. Je veux croire que ceux qui l'ont trouvée si bonne se trompent peut-être; et assurément c'est être bien modeste, d'autant plus qu'il s'en faut beaucoup que je la trouve mauvaise : mais je crois aussi que ceux qui la désapprouvent peuvent avoir tort ; et je demande qu'on la lise avec attention, et sans égard à ce que l'on en a pensé d'abord, afin qu'on la juge équitablement.

PERSONNAGES

PRUSIAS

LAODIGE, 611e de Prasiat.

ANNIBAL

FLAMINIUS, ambusadenr romaia.

PERSONNAGES

HIÉRON , oonSdent de Protiai.

AMILCAR , eonOdeat d'Annlbal.

FLAVIUS, oonfident de Flaininiui.

ÉGINE, conadeate de Laodice.

La aoèna est à Nloomèdle, dans la palala da Pnulaa.

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