‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 677 sur 1238 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LE CHEVALIER, teul.

Je regarde le moment où j'ai connu Lélio, comme une faveur du ciel dont je veux profiter, puisque je suis ma maîtresse, et que je ne dépends de personne. L'aventure que j'ai tentée ne surprendra point ma sœur; elle sait la singularité de mes sentiments. J'ai du bien ; il s'agit de le donner avec ma main et mon cœur; ce sont de grands présents, et je veux savoir à qui je les donne.

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