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LE CHEVALIER, LÉLIO, ARLEQUIN

ARLEQUIN

Je VOUS demande pardon si je vous suis impor-

tun, monsieur le chevalier; mais ce larron de Trivelin ne veut pas me rendre l'argent que vous lui avez donné pour moi. J'ai pourtant été bien discret. Vous m'avez prescrit de ne pas dire que vous étiez fille ; demandez à monsieur Lélio si je lui en ai dit un mot. Il n'en sait rien, et je ne le lui apprendrai jamais.

LE CHEVALIER

Peste soit du faquin 1 je n'y saurais plus tenir.

ARLEQUIN, triêtement.

Ck>mment, faquin I C'est donc comme cela que vous m'aimez ? {A Ulio,) Tenez, monsieur, écoulez mes raisons; je suis venu tantôt, au moment où Trivelin lui disait: Que tu es charmante, ma poule 1 Baise-moi. — Non. — Donne-moi donc de l'argent... Ensuite il a avancé la main pour prendre cet argent; mais la mienne était là, et^a^ gent est tombé dedans. Quand le chevalier a vu que j'étais là : Mon fils, m'a-t-il dit, n'apprends pas au monde que je suisune fillette.— Non, m'amour, mais donnez-moi votre cœur. — Prends, a-t-elie répondu... Ensuite elle a dit à Trivelin de me donner de l'or. Nous avons été boire ensemble; le cabaret en est témoin; je reviens exprès pour avoir l'or et le cœur; et voilà qu'on m'appelle ud

faquin ! [Le chevalier rêoe,)

LÉUO.

Va-t-en, laisse-nous, et ne dis mot à personne.

ARLEQUIN

Ayez donc soin de mon bien. Eh! eh! ehl

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