SCÈNE XV
M»« DAMIS, COLIN, CLAUDINE, BLAISE, ARLEQUIN, LE CHEVALIER, COLETTE, GRIFFET.
[On entend Itê violom,) LE CHBVALIEB, après avoir dmmé la main à Cloëdine.
Eh bien ! mes amis, étes-vous tous d'accord?
COUN
Aile me trouve gaillard, et aile dit qu'aile est bian contente. Mais v'ià des violoneux.
BLAISE
Oui; c'est une petite politesse que je faisons à ma bru, comme un reste de collation.
LE CHBVALIEB.
Et le contrat? Sandis! c'est le repos de l'amour honnête. Où se tient le notaire?
BLAISE
Il va venir; divartissons-nous en l'attendant
Allons, violons, courage. (La Jête se fait; et, dans le milien de là fêle, on apporte une lettre à Biaise.) Eh I v'ià
le clerc de notre procureuxl Qu'est-ce, monsieur GrifTet? qu'y a-t-il de nouviau?
GBIFFET.
Lisez, monsieur.
BLAISE
Tenez, mon gendre, dites-moi l'écriture.
LE CHEVALIBB lit,
« J'ai cru devoir vous avertir que M. Rapin fit hier banqueroute, et que l'état dans lequel il laisse ses affaires fait juger qu'il passe en pays étranger. 11 doit à plusieurs personnes, et ne laisse pas un sou. J'ai pris toutes les mesures convenables en pareil cas. J'y suis intéressé moi-même; mais je ne vois nulle espérance. Mandez-moi cependant ce que vous voulez que je fasse ; j'attends votre réponse, et suis, etc. »
LE CHBVALIEB, pliant la lettre.
Biaise, mon ami, il ne me reste plus qu'à vous répéter ce que le procureur a mis au bas de sa missive {en lui rendant la lettre) : ccetsuis^ etc.» Car les articles de notre contrat sont passés en pars étranger ; actuellement ils courent la poste. Adieu, Colette ; je vous quitte avec douleur.
COLETTE
V'ià donc cet homme qui me voulait bailler tout un régiment de cœurs!
LE CHBVALIEB.
Le régiment» le banqueroutier le réforme : il emporte la caisse.
ABLBQUIN.
Ma foi ! ce n'est pas grand dommage ; mauvaise milice que tout cela, qui ne vaut pas le pain d'umunition.
LE CUEVALIBB.
Je t'entends, faquin.