AIR
Dieu des amants, ne crains plus désormais
Qu*on puisse échapper à tes armes ; Je vois dans ce séjour un objet plein de charmes, Où tu pourras trouver dlnimitables traits.
Que de triomphes et d'hommages .
Tu vas devoir à ses beaux yeux!
On ne verra plus en ces lieux
D'indifférents ni de volages.
(On dante.)
APOLLON
Il semble que cela n'ait point été de votre goût, monsieur Armidas.
ARMIDAS.
Oh ! ne prenez point garde à moi ; toute la musique m'ennuie.
Elle commençait à m*endormir.
APOLLON
El vous, madame, vous a-l-ellc déplu?
AMINTE
Il y a quelque chose de galant ; mais l'exécution m'en a paru un peu froide.
PLUTUS
C'est que les musiciens ont la voix enrouée; il faut un peu graisser ces gosiers-là.
APOLLON
Doucement! il n'est pas besoin que vous payiez mes musiciens.
UN MUSICIEN
Gomment^ monsieur! c'est un présent que monsieur nous fait ; que vous importe ? Vous ne nous en paierez pas moins, et il ne tient qu'à vous de le faire tout à l'heure.
PLUTUS
Cest bien dit; contente-les, si tu peux. J'ai aussi une fête à vous donner, moi, et une musique qui se mesure à l'aune; j'attends ceux qui doivent y danser.