PLUTUS, ARMIDAS, SPINETTE, AMINTE, APOLLON
ARLEQUIN
ARLEQUIN
Monsieur 1
Que veux-tu? Y a-t-il quelque chose de nouveau?
ARLEQUIN
Oui, monsieur; mais cela ne vous regarde point. Je viens dire à monsieur Richard que les musi-
ciens qu'il a mandés seront ici dans le moment.
APOLLON
Je voudrais bien savoir de quoi lu te mêles, sont-ce là tes affaires ?
PLUTUS
Monsieur Armidas, vous allez entendre une drôle de musique.
ARMIDAS.
Je la crois curieuse.
PLUTUS
Des sons moelleux, magnifiques; uneharmome qui fait danser tout le monde ; il n'y a personne qui n'ait de l'oreille pour cette musique-là.
ARMIDAS.
/'ai grande envie de l'entendre.
SPINETTE
Je m'en meurs d'impatience.
LE MUSICIEN
Cela n'empêchera pas, monsieur, s! vous voulez, que nous ne vous donnions tantôt un petit divertissement à votre honneur et gloire.
PLUTUS
Oui-dà ; cela ne gâtera rien, et vous vous joindrez à mes danseurs que je vois entrer.
ARMIDAS, après Ventrée des quatre porie4f ailes.
Je vous avoue, monsieur, que je n'ai point entendu encoi:e de symphonie de ce goût-là.
PLUTUS
Ce qu'il y a de commode, c'est que cela se chante à livre ouvert.
ARLEQUIN
Voilà ma chanson, à moi, et je déloge.
PLUTUS
Allez porter toutes ces musiques-là chez monsieur Armidas. Eh bien I mademoiselle , qu'en dites-vous?
APOLLON
Ces airs-là sont-ils aussi de votre goût, mademoiselle?
ARMIDAS.
Elle serait bien difliciie.
APOLLON
Vous ne dîtes rien. Ah! je ne vois que trop ce que ce silence m'annonce. Qui vous aurait crue de ce caractère, ingrate que vous ôtesl
PLUTUS
Ah! ah! tu te fâches?
AMINTE
Mais, en elTet, je vous trouve admirable, d'en venir avec moi aux invectives! Qu'appelez-vous ingrate?
APOLLON
Perfide, est-ce là le fruit de tant de soins? Méritiez-vous tant d'amour?
PLUTUS
Oh! que voilà qui est chromatique ! Faisons une petite fugue, ma reine; allons-nous-en.
ARMIDAS.
Allons, ma nièce, c'est trop s'amuser; suis-moL