‹ Œuvres de Massillon, ci-devant prêtre de l'ortoire, évêque de Clermont l'un des quarante de l'Académie FrançoiseChapitre 40 sur 131 · DE NOTRE-SEIGNEUR · texte numérisé non relu

DE NOTRE-SEIGNEUR

SUR \jL DIVINITE DE JESUS-CHRIST.

Yocatom est nomen Jesns , qnod rocatum e«t ab Aneelo.

Il fut nommé Jétus , ^tn était îe nom ^ue VAt^'cluiavoit donné. lAîc. a ;' it .

U N Dieu qui s'abaisse jusqu'à se faire homme, étonne et confond la raison; et dans quels abîmes d'erreur nef se précipite-t-die pas, si la lumière de la foi ne vient promptemeht à son secours^ 'pour lui découvrir toute la profondeur de la sagesse divitïc, cachée daA^s- la folie apparente du mystère de THomme-Dieu ? Aussi, dan* tous les temps, ce point fondamental de notre sainte religion, j'entends- ia Divinité de J. C, a-t-il été l'objet le plus exposé aux conlradiclibn^ insensées de l'esprit humain. Les hommes orgueilleux, qui ne^devoient avoir dans la bouche que des actions de grâces -peur lésion ineffable que le Père des miséricordes leur a fait- de scAfils unique, n'ont cessé de Foiiërager, en vomissant contre ce Fils adorable, les blasphèmes les plus impies. Aveugles, (fa\ n'ont pos vti qii'e tenoiA seul de Jésus qui lui est imposé en ce jour; ce noih qu'il i^eçbit d'abord dans le ciel, et qu'an Ange apporte sur la terre  Marie» et à Joseph, est'lft preuve incontestable de ta' divinité. Ce iiôm'isacré l'établit Sauveur du genre humain j Sauveur , en ce que , pa^l'êffosicnt de son sang^.^ui devient notre rançon,' il nous délivre du.-péiphé et des suites qui ensont inséparables , la tyrannie du démon et .de.l'eiifer; Sauveur,, en.ee qu'attirant sur sa tètole châtiment qui éloit dâ à nos prévarications , il nous récoiicilieavec Dieu , ef. nbu^ouvre'de uoaveatt l'entrée du. Sanctuaire éternel que le4)éché nous avoit fec-

x5o LA CIRCONCISION.

iné«. Mais, M. F. 9 si le FUs de Marie n*est qa'ua pur homme, â« quel prix sera aux yeux de Dieu l'oblation de son sang? Si J. C» ii!esc pas Dieu , eommeut sa médiation sera-t-elle acceptée , tandis qu'il aurok besoin lui-même de Médiateur pour se réooacilier mwec

Dieu?

Cette preuve que je ne fais ici qu*ébauclier, et tant d'autres que la religion nie fournit , fermeroient bientôt la boucbe à Fimpie , et confondroicnt son impiété , si j'entrepreoois de les montrer dans tout leur jour, et de leur donner une juste étendue. Mais à Dieu ne plaise que je vienne ici dans le Temple s^nt , où les Autels de notre divin Sauveur sont élevés , où s'assemblent se»4idarateurs , entrer en contestation, comme si je parlois devant ses ennemis, et faire Tapologie du mystère de ^Homme-Dieu ,'devant un peuple fidèle ^et; en présence d'un Souverain^ dont le titre le plus pompeux et le plus cher est le titre iie Chrétien ! Ce n'est donc pas pour combattre ces unpies , que je consacre aujourd'hui ce discours à la ^"f inité et; à )a gloire éternelle de Jésus, fiis de Dieu vivant. Je viens seulement consoler notre foi, en racontant les merveilles de celui qui en est l'Auteur et le Consommateur, et ranimer notre piété , en vous exposant la gloire et la divinité du Médiateur qui en est l'objet et la plus douce espérance.

Il est à propos même de renouveler de temps en temps ces grandes vérités dans l'esprit des Grands et des Princes du peuple, pour les affermir contre les discours de t'incréduHté, dont ils ne sont d'ordinaire que trop environnés , et de lever quelqiiefais le voile qui couvre le sanctuaire , pour exposera leurs yeux ces beautés cachées que la Religion ne propose qu'à leur respect et à leurs hommages.

Or^la divinité du Médiateur ne peut être prouvée que par sou ministère; sea titres ne sauroient paroitre qÛQ dans ses fonctions ; et pour savoir s'il est descendu du ciel et égal au frès-Haut, il n^ a qu'à raconter ce qu'il est venu faire sur la terre. Il est venu« M. F., former un peuple saint et fidèle; un peuple fidèle, qui captive sa raison ^ous le joug sacré de la foi ; un peuple saint , dont la converaation est dans le ciel , et qui n'est plus redevable à la chair, pour vivre selon (a chair : tel e$t le grand dessein de sa mission tempor ffeUe« L'éclat de son ministère e^t le fondement le plus inébranlable de notre foi j l'esprit de son ministère , la règle unique de nos mimira. Or, s'il n'étoit qu'un homme envoyé de Dieu , l'édat de son ministère deviendroiti'occasion inévitable de notre superstition et de notr^ idolâtrie ; l'esprit de son ministère aeroit le piège funeste de. notre innocence* Ainsi, soit que nous considérions l'éclat ou Te^prit de son ministère, la gloire de si^tUyinité demeure également et invinciblenest établie.

O ic|us, seul Sci^eurde tous , recevez cet hommage pnhb'e û% notre oonfessibii et de notre loi! Tandis que l'impiété bias^èmeen •ecrei et dans les ténèbres contre votre gloire, laissez-nous la consolation de la publier avec la voix de tous les siècles , à la £soe de ces Autels; et formez dans notre cerur, non-seulement eett^ foi qui

DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST. i5r

voQft erafecM et qsi.voas ftdere, mai» encore eelie qui vous suit et qm is<MisuBtte*IaiploffOBi, etc. -^ve^ JUana. *

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