LA^ CIRCONCISION
peinent) la Térîté de ses promesses : il prédit que tons les peuples Msîs dans les ombres de la mort , vont ouvrir les yeux à la lumière ; et il ne voit pas qu'ils Tont retomber dans des ténèbres ^luft criminelles en Tadorant; : il prédit que son Père sera glorifié, et que son .Evangile lui formera par-tout des adorateurs en esprit et en vérité ; et il ne voit, pas que les hommes vont le déshonorer pour toujours, en lui égalant, jusqu'à la fin des siècles, ce Jésus qui ne devoit être que son cnyoyé et son prophète : il prédit que les idoles seront renversées i et il ne voit pas quHl sera lui-même lèis k leur place : il 'prédit iqu'ii se formera''un peuple saint de toute langue et de-toute trtbtr;. et il' ne Voit pas qu'il vient seulement former un nouveau peuple dMdolâlres de toute Nation, quiîé placeront dans le temple comme lé Dieu virant; qui lui rapporteront toutes leurs actions, tout leur culte , tous leurs hommages ; qui feront tout pour sa gloire ; qui ne voudront dépendre que de lui , ne vivre que de lui et pour 'lui, n'avoir de force, de mouvement, dèvértli que par lui ^ en un mot , qui l'adoreront , gîiirâimeront d'ufte manière miffe foi» |r5us sptritueMé, plus intiifite V plus ^wîverscHe ,' qilc les Païens n'avoiem jamais adoré leurs idoles. Ce S3*est donc pas ihémcf !i'cî ttU' ^prophète; et ses proches , selon là chair ^ Bebla^phèadeaSt donc ^a£, lorsqu'ils le prennent pour un frénétique et un insensé ^-quidnime aux aonglés de son esprit échauffé, tout lepoidset toUteta'néalité)des rcvélat»Nis et des mystères : Quoniam in fumrem versus est ( Marc, 3 ; 3x }•'
Toilà , M. F. , où mène l'incrédulité. Renv^Sjez le fondement qui est le Seigneur Jésus , Fils éternel du Dieu vivant ; tout Tédifice^'écroule : 6tea le grand mystère de piété ; toute la religion est un songe : retranchez de la doctrine des Chrétiens I. C% BommerBicu^ TOUS en retranchez tout le mérite de la foi ,, toute la consolation de l'espérance, tous les motifs de la charité. Aussi ^ H^fF* 9 quel zèle les premiers disciples der£vangile nef firent-ils paspa^oitre contre ces hommes impies, qui dès-lors osèrent attaquer la gloire de la divinité de leur Maître ? Us sentoient bien que c'étoit attaquer la religion dans le cœur ^ que c*étoit leur ôter tout l'adoucissement. de leurs iiersécutions et de leurs souffrances , toute l'assurance des promesses futures ,. toute la grandeur et la noblesse de leurs prjétentions ^ et.que ce p'rincipe une fois renversé, toute la religion s'e^i} afioit çn fumée ^ et n'étoit plus qu'une doctrine humaine, et la seète d'un hoipme mortel , qui , comme les autres ch.ffs , n'avo^t laij^sé que son nom à ses disciples. ..'].....; - . -
Aussi, M, F. , les Païens eux-mêmes rèpf:ochoi.ei^i,a^f>rs fiKf Ctfélîens, de cendre à leur Christ des honneurs d,iyins.(^^"*' ^^' ^^r ^P^-91 )r ^^ proconsul romain, célèbre par..&es ouvrages ,. tendant compte à l'empereur Trajan de leurs roœur;»:.^t ,dç,leur doctri^ç : après a.yQir été forcé d'avouer que les Chrétiei^s étoieiit des.h^pipaes justes , innocent , équitables , et qu'ils s'assembloient avant le lever .OU soleil, non pour s'engager entre eux à commettre de^ crimes, et À troubler I4 tranquillité de l'Empiré | mais a vivre avec piété et
DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST. t^J
avec justice , à détester les fraudes , les adultères , les désirs luémes du bien d'autrai , il ne leur reproche que de chanter des h jibnes et des cantiques en Thonneur de leur Christ , et de lui rendre les mêmes hommages qu'à un Dieu. Or , si ces premiers Fidèles n'eussent pas rendu à J. C. des honneurs divins, ils se seroient justifiés de cette calomnie ; ils auroient ôté ce scandale de leur religion , le seul presque qui révoltoit le zèle des Juifs et la sagesse des Gentils; ils auroient dit hautement : Nous n'adorons pas J. C. , et nous n'avons garde d« traasporler à la créature ies honneurs et^le culte quiiu'esl dû qu'à Dieu seul. Cependant ils ne se défendent pas contre cette accusation. Leurs Apologistes réfutent toutes les autres calomnies dont les Païens tâchoient de noircir leur doctrine; ils se justifient snr tout le reste; ils éclaircissent, ils confondent les plus légères ac-« cosations ; et leurs apologies adressées au Sénat , se font admirer à Kome même, et ferment'par-tout la bouche à leurs ennemis, ^t sur l'accusation d'idolâtrie envers J. C, qui seroit la plus criante et la plus horrible; et sur le reproche qu'on leur fait d'adorer un crucifié, qui étoit le plus plausible et le plus capable de les décrier, qui devoit être même le plus douloureux à des hommes si saints , si déclarés contre l'idolâtrie, si jaloux de la gloire de Dieu, ils ne disent mot; ils ne se défendent pas ; ils justifient même cette accusation pai; leur silence. Que dis-je , par leur silence? ils l'autorisent même par leur langage envers J. C« , en souffrant pour son nom , en mourant pour lui , en le confessant devant les tyrans , en expirant avec joie sur l«s gibets, dans l'attente consolante d'aller jouir de lui» et de retrouver dans son sein une vie plus immortelle , que celle qu'ils perdoient pour sa gloire. Ils souffroient le martyre , plutôt que de fléchir même le genou devant la statue des Césars , plutôt même que de souffrir que leurs amis d'entre les Païens , par une compassion hu<maine, et pour les dérober aux supplices, allassent faussement atle&ter devant les Magistrats , qu!iU . avoient offert de Tencens aux idoles; et ils auroient souffert qu'on les accusât de rendre des honneurs divins à J. C. , sans jamais détruire cette fausse imputation ? Ah ! ils auroient publié le contraire sur les toits ; ils se seroient exposés même à la mort , plutôt que de dox\tter lieu à un soupçon si odieux et si exécrable. Que peut opposer ici l'incrédulité? £t si c'est ane erreur de croire J. C. égal à Dieu, c'est donc une erreur qui est née avec l'Ëglise , et qui en a élevé toui l'édifice, qui a formé tant <i€ Martyrs , et converti tout l'Univers-
Mais , quel fruit retirer de ce discours , M. F. ? c'est que J. C. est le grand objet delà piété des Chrétiens. Cependant à peine connoissoQs-nottS J.. C. : nous ne prenons pas garde que toutes les antres pratiques d^piété sont, pour ainsi dire, arbitraires ; mais que celle-ci est le fondement de la foi et du salut ; que c'est ici la piété simple et sincère; que méditer sans cesse J. C, recourir à lui, se nourrir de sa doctrine , entrer dans l'esprit de ses mystères , étudier ses actions, ne compter que sur le mérite dé son sang et de son Sacrifice, est la seule science et le devoir le plus essentiel du Fidèle. Sou-