LE 27 AOUT
Monsieur le Maréchal,
J'ai l'honneur de vous offrir mes respectueux hommages et ceux de mon clergé.
Vous êtes venu visiter nos populations de l'Ouest, non pas pour recueillir des louanges qui n'ajouteraient rien à votre mérite, mais afin de vous instruire par vous-même de nos besoins et de nos vœux.
Permettez-moi donc de toucher par un mot à
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ce qui fait l'objet de nos plus chères espérances. Cette grande et belle ville où vous êtes le bienvenu , cette antique capitale de FAnjou était autrefois le siège d'une Université qui n'avait de supérieure que celle de Paris. Voilà pourquoi, de concert avec plusieurs de mes vénérables collègues dans l'épiscopat, j'avais formé le projet d'y faire revivre ce puissant foyer de science et de lumières. Nous attendons avec une légitime impatience la loi sur la liberté de l'enseignement supérieur, loi essentielle, capitale, dont dépend en grande partie la restauration morale du pays. C'est là, j'ose le dire, le vœu unanime des catholiques de France ; c'est en particulier le vœu du clergé et des catholiques de l'Anjou ; et ce vœu, je l'exprime d'autant plus volontiers, que votre gouvernement, j'en suis sûr, ne négligera rien pour en hâter la réalisation.
Le clergé de France s'est toujours fait un devoir de prêter son concours le plus loyal à tous ceux qui ont la mission de traiter les affaires du pays. Car si, pour l'avenir et la prospérité des nations, l'on doit compter avant tout sur les institutions et sur les principes, il est permis de compter également sur l'intelligence