‹ Œuvres de Mgr. Freppel (volume 3)Chapitre 14 sur 64 · DES SCIENCES. G · texte numérisé non relu

DES SCIENCES. G

deux ans, des cours spéciaux de sciences pour les aspirants à Saint-Cyr et aux autres écoles du gouvernement. On se plaît quelquefois à dire dans le camp de nos adversaires, que tout entiers à l'étude des belles-lettres, nous n'attachons pas aux sciences naturelles, mathémathiques et physiques l'importance qu'il faudrait. C'est là une erreur que les succès de Combrée dans ce genre d'examens suffiraient à détruire. Nous ne négligeons, au contraire, aucune occasion d'inculquer à nos élèves une profonde estime pour ces sciences qui, elles aussi, sont autant de rayons de l'éternelle vérité venant se réfléchir dans l'intelligence humaine. Oui, rien n'est merveilleux, mes chers enfants, comme ce faisceau de sciences naturelles et exactes qui se rejoignent à leur sommet dans la cause première, principe de toutes les causes secondes; rien ne nous donne une plus haute idée de cet univers que le Créateur a fait avec nombre, poids et mesure ; rien n'élève plus l'esprit que cette Bible de la nature qui, elle aussi, est signée de la main de Dieu ; rien ne montre mieux la sagesse et la puissance divine que l'étude de ces lois dont la simplicité n'a d'égale

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que leur inépuisable fécondité. Il est vrai que vous n'êtes encore qu'à la racine de cet arbre auquel chaque siècle vient ajouter de nouvelles branches ; mais déjà vous pouvez en admirer l'ampleur et l'élévation. Vous n'êtes encore qu'au frontispice de ce monument que le génie de l'homme a su élever entre le ciel et la terre ; mais déjà il vous est donné d'en apprécier la structure et les vastes proportions. Quand plus tard vous réfléchirez à ces choses avec le sérieux d'un esprit parvenu à sa maturité, vous serez émerveillés de la grandeur et de la beauté de ces sciences dont les rudiments ne laissent pas de vous paraître quelque peu pénibles ; et, repoussant avec horreur les théories des athées et des matérialistes modernes , vous comprendrez , vous aussi, que toutes les sciences viennent de Dieu et conduisent à Dieu.

Oui, toutes les sciences viennent de Dieu et conduisent à Dieu, les sciences mathématiques et physiques non moins que les autres. Voilà pourquoi l'Écriture sainte appelle Jéhovah « le Dieu des sciences t) ; et ce n'est pas une vaine métaphore que le mot de sacerdoce employé si souvent pour désigner la fonction religieuse

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