SUR LA SITUATION PRESENTE
temps pour rompre cette union fondée sur la loi divine et. sur la discipline de l'Église. Nous avons vu, chose aussi étrange que divertissante, des francs -maçons, des libres-penseurs, des hommes qui font métier d'athéisme et de matérialisme, offrir au clergé leur paternelle protection contre ce qu'ils appellent le joug des Évêques. A les entendre, les prêtres gagneraient beaucoup en considération et en liberté à échanger l'autorité des premiers Pasteurs contre la tutelle si douce, si bienveillante et si modérée des administrations civiles. L'expérience de chaque jour n'était-elle pas là pour montrer combien leur sort serait digne d'envie, du moment qu'ils deviendraient les protégés d'hommes qui poussent le zèle pour les intérêts de la religion au point de ne jamais mettre les pieds dans une église?
En vérité, Messieurs, le piège était trop grossier pour que le clergé ait pu éprouver la moindre tentation de s'y laisser prendre, ne fût-ce même qu'un instant. Les bons prêtres, et Dieu merci, sauf de très rares exceptions, c'est tout le clergé de France, les prêtres savent que l'Évêque est le gardien naturel de leurs droits,