‹ Œuvres de Mgr. Freppel (volume 3)Chapitre 35 sur 64 · DU CLERGE DE FRANCE · texte numérisé non relu

DU CLERGE DE FRANCE

le défenseur né de leurs intérêts, que leur cause est la sienne propre, et qu'ils se trouvent avec lui en face d'adversaires communs. Il n'y a pas d'arbitraire dans le gouvernement ecclésiastique : tout s'y règle suivant le droit et la conscience, en raison des mérites acquis et des services rendus. On ose parler d'instabilité dans la possession des bénéfices ; mais qui articule ce grief? Ceux-là mêmes qui, dans l'ordre administratif et judiciaire, se font un jeu de ces sortes de mutations. Quand j'ouvre chaque matin le Journal officiel, je suis effrayé de ce mouvement perpétuel de gens qui vont et qui viennent de la Manche aux Pyrénées, et je suis à me demander s'il y a en France assez de voitures de déménagement pour transporter tous ces fonctionnaires malgré eux d'un bout du territoire à l'autre. Est-ce qu'il en est ainsi parmi nous? Pour ma part, après douze années d'épiscopat, je puis me rendre le témoignage que, sauf l'un ou l'autre cas où l'urgence se manifestait d'elle-même, il ne m'est pas encore arrivé de déplacer un seul chef de paroisse, si ce n'est sur sa demande ou avec son consentement. Où est l'administration civile qui pourrait en dire autant?

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