DANGERS
sons comme une injure pour les pouvoirs publics la pensée que des Français, réunissant toutes les conditions exigées par la loi, pourraient jamais se voir systématiquement exclus des charges et des emplois dont l'accès leur est assuré par leur naissance même, par les droits incontestables de leurs familles et par les constitutions du pays.
Quant à la gratuité absolue des inscriptions introduite récemment par l'État dans le régime de ses Facultés, et que ses ressources budgétaires lui rendront facile, nous n'avons pas cru pouvoir suivre un tel exemple ; car il semble tout naturel de demander quelque sacrifice à celui qui veut profiter d'un enseignement. Mais, tout en maintenant un principe consacré par nos traditions scolaires et auquel il nous eût été impossible de renoncer , nous n'avons pas fait difficulté d'abaisser le taux de l'inscription. Les familles chrétiennes, nous en sommes sûrs d'avance, ne se refuseront pas à cette légère indemnité, en raison des avantages que leur offre une éducation dont les frais ont été réduits de manière à pouvoir ' mettre les leçons de la science à la portée des fortunes les plus modiques.
Soyez donc sans inquiétude, Nos Très Chers Frères, sur l'avenir de nos hautes écoles d'Angers. Forts clés sympathies qu'elles ont rencontrées partout, et des droits qui désormais leur sont acquis pour toujours, nous remettons la main à l'œuvre avec une confiance augmentée par l'épreuve même. Continuez pour votre part à nous prêter le concours de votre générosité. Nous connaissons trop vos sentiments de foi et de charité, pour ne pas avoir lieu d'espérer que les souscriptions et les quêtes annuelles se maintiendront au chiffre où nous les avons vues s'élever depuis cinq ans. C'est pour vous et dans l'intérêt de vos enfants, pères et mères de famille, que nous avons fondé un établissement dont plusieurs d'entre vous ont déjà pu apprécier les heureux résultats. Il est donc juste que vous répondiez à tant d'efforts , en dirigeant vos fils vers des Facultés également conformes aux prescriptions du droit civil et à celles du droit canonique. Protégées par les lois du pays , affermies par les bénédictions de l'Église, ces institutions si utiles prospéreront de plus en plus grâce au zèle du clergé et des fidèles