DU COLLEGE SAINT-LOUIS
avec non moins de raison que ce sont toujours les mêmes mains qui donnent; et de là vient la difficulté, lorsqu'il s'agit de faire une nouvelle fondation.
Cette difficulté, nous l'avons trouvée sur notre chemin ; mais grâce à des générosités qui savaient se multiplier avec les besoins, elle n'a pas été insurmontable ; et ici je regarde comme un devoir de payer le tribut de ma reconnaissance à la mémoire de deux hommes dont la cité saumuroise peut être justement fière et qui s'étaient inscrits les premiers parmi nos bienfaiteurs. M. Louvet et M. Paul Mayaud étaient de toutes nos fêtes ; et les années précédentes, j'étais heureux, à pareil jour, de les voir assis à mes côtés. Après avoir rendu à leur ville natale les services les plus signalés, après avoir porté dans les conseils de la nation autant de sagesse que de fermeté, ils avaient compris tout ce que le collège Saint-Louis pourrait être pour Saumur. Mon souvenir n'est qu'un faible hommage rendu à leur mérite; car il n'appartient qu'à Dieu de réserver aux hommes des récompenses aussi grandes que leurs œuvres.
A ces noms inscrits au livre d'or du collège