CONTRE L'ENSEIGNEMENT LIBRE
côtés (1), de montrer au Sénat et à la Chambre des députés, qu'en fait de patriotisme, dans les rangs de l'armée comme partout, les élèves sortis des institutions chrétiennes ne le cèdent à personne, et que, d'ailleurs, quelle qu'ait été leur origine scolaire, en quelque établissement qu'ils aient fait leur rhétorique et leur philosophie, tous les fils de la France se rencontrent dans un même sentiment, l'amour de la patrie. Il suffira de lire le nécrologe des anciens élèves de l'école Sainte-Geneviève de Paris, tombés en 1870, sur les champs de bataille, à côté des élèves de l'École normale. Alors, peut-être, les partisans attardés du monopole universitaire finiront-ils par reconnaître eux-mêmes que toute tentative pour le faire revivre, sous une forme ou dans une mesure quelconque, serait une source de haines et de discordes, et que, dans un pays partagé d'opinion comme le nôtre, la meilleure solution en matière d'enseignement, c'est encore la liberté.
(1) MM. Blavier et Bigot.
IDISCOXJK,S