M. DE CATHELINEAU
Angers, le S5 [novembre 1891.
Mon cher Curé,
Je regrette de ne pouvoir me rendre moimême au Pin-en-Mauges, pour honorer la mémoire du vaillant chrétien dont vous allez inhumer la dépouille mortelle dans le cimetière de votre paroisse. Le nom de Cathelineau a toujours le privilège de faire tressaillir la Vendée. Aux grands souvenirs de celui que l'histoire a justement appelé « le saint de l'Anjou », le noble défunt a su ajouter l'éclat d'une vie consacrée à la défense de l'Église et de la patrie. C'est à ce double titre qu'il mérite nos éloges et notre reconnaissance. Lorsque la Révolution vint s'attaquer à la souveraineté temporelle des