CONSECRATION
pour le digne curé dont le zèle a su mener l'entreprise à bonne fin ; pour les deux Conseils de la commune et de la fabrique ; pour l'administration municipale et son noble chef; et, je regarde comme un devoir de l'ajouter, pour le savant architecte qui a enrichi le diocèse de tant de belles œuvres : tous ont droit à mes remerciements et à mes félicitations.
Et, dès lors, il était convenable que l'église de Marans fût l'une des premières qui reçût de mes mains la consécration divine. Sans doute, une première bénédiction avait déjà tiré cet édifice du rang des choses purement profanes, pour lui imprimer un caractère religieux et l'approprier au culte de Dieu. Mais le moment est venu d'achever cette œuvre de sanctification et d'y mettre le sceau. Car la consécration d'une église est à sa bénédiction ce que la confirmation est au baptême. Pour bien montrer l'excellence et la dignitéde ses temples matériels, images et figures du temple de nos âmes, l'Église agit envers les uns comme à l'égard des autres. Par la première bénédiction, celle du prêtre, le temple est comme baptisé; il est purifié par l'eau lustrale, il devient un lieu saint. Mais le baptême du temple, lui