CHAPITRE XXXII
De fuir Us voluptés au prix de la vis.
J’avois bien veu convenir en eecy la pluspart des anciennes opinions : qu’il est heure de mourir lors qu’il y a plus de mal que de bien à vivre; et que de conserver nostre vie à nostre torment et incommodité, c’est ctwcquer les réglés mesme de la nature, comme disent ces vieux enseignements :
Ô Çvr» iXùffws, $ S*»iïv lù.Tnuic'rwç.
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Mais de ponlser le mespris de la mort jusque* à tel degré, que de l’employer pour se distraire des honneurs, richesses, grandeurs et aultres faveurs et biens que nous appelions de la fortune, comme si la raison n’avoit pas assez à foire à nous persuader de les abandonner, sans y adjouster ceste nouvelle recharge, je ne l’avois vu ny commander ny practiqoer, jusques lors que ce passage de Scneca3 * me tumba entre mains, auquel conseillant à Lucilius, per-
(IJ Qœl homme peut connaître les desseins de Dieu, ou imaginer ce que veut le Seigneur? Sapient., IX, 15.
fi, Ou une vie tranquille, ou une mort heureuse « Il est beau de mourir lorsque la vie est on opprobre. — Il vaut mieux cesser de vivre que de vivre dm* le malheur. » — On trouve dans Stobee, Serm. 90, des sentences toutes ^semblable* 4 ce* ItoîvUl C.
fl) Epis!, 99. c.