IM. C
(5) Appelé aussi Sebon, Sebeydr, Sabontle, ou de Setroilde ; I» à Barcèlone, dans 1e quatorzième siècle ; mort en 1*3», à Toulouse, où il professait la mederine et U théologie. Joseph Scaliger disait de cette apologie de Sebond : « Eo omula Tadunl, ut Magniflcal à mattnei. » Scauo. lia.
pi Dtoc. UEMl.VII, Ida- C.
ne les adore pas. Entre aultrés Pierre Bunel*, homme de grande réputation de sçavoir en son temps, ayant arreslc quelques jours à Montaigne, en ia compaignie de mon pere, avecques d’aultres hommes de sa sorte, luy feit présent, au desloger, d’un livre qui s’intitule : Theologia naluralis, site Liber crealurarum,magistri Raimondi de Sebonde * ; et parce que la langue italienne et espaignolle esloienl familières à mon pere, et que ce livre est basty d’un espaignol baragouiné en terminaisons latines, il esperoit qu’avecques bien peu d’ayde il en pourroit faire son proufit, et le luy recommenda comme livre très utile et propre à la saison en laquelle il le luy donna ; ce feut lors que les nouvelletés de Luther commenceoient d’entrer en crédit et csbranler en beaucoup de lieux nostre ancienne creance : en quoy il avoit un très bon advis, prévoyant bien, par discours de raison, que ce commencement de maladie declineroit ayséement en un execralde athéisme ; car le vulgaire n’avanl pas la faculté de juger des choses parelles-mesmcs.se laissant emporter à la fortune et aux apparences, après qu’on luy a mis en main la hardiesse de mespriser et conlrerooller les opinions qu'il avoit eues en extreme reverence, comme sont celles où il va de son salut, et qu’on a mis aulcuns articles de sa religion en double et à la balance, il jecte tanlost après ayséement en pareille incertitude toutes les aultres pièces de sa creance, qui riavoient pas clic/, luy plus d’auctorité ny de fondement que celles qu’on luy a eshranlées, et secoue comme un joug tyrannique toutes les impressions qu’il avoit reccucs par l’auctorité des loix ou reverence de l’ancien usage,
Nam cupide conrulcatur nimit ame metutumS;
entreprenant dès lors en avant de ne recevoir
(I) Toulousain, un des plus habiles rtoérnniens du sdztomc siècle, au Jugement d'Ilenri EM ton ne ( Dr dirai. EpLM. P. itunelll, etc., 1581 ) ; né en *499, mort A Turin en 1546. Il fut précepteur de Pib roc. Voyez son article dans Bayle. J. V. L.
(i) Dans la premtoïc édition des Essais , et dans celle de 1388, lu- 4°, il y a simplement H, la Théologie naturelle dr hatmottd Sebond. L’ouvrage latin du théologien espagnol, publié pour la première fols à Deventer, en 1487, a été souvent réimprimée en France dans le cours du seizième et du dix-septtome storle. Voyez à la On de ce volume l'extrait qui en a été fait par M. Aimé Martin.
(5) On foule aux pieds avec joie ce qu'on a craint et révéré. Lcca., V, 1159.
VjC
Digiti.