DES PRINCIPALES MATIÈRES CONTENUES DANS LES ESSAIS DE MONTAIGNE
Abondance nous Aie le goût des choses, page 144. J
Abrégé d'un bon livre est un sol abrégé, 527.
Absence a scs avantages cl scs plaisirs, 517.
Académiciens. Leur système est moins hardi, et à quelques égards moins vraisemblable que celui des Pyrrhonicns, 309.
Accointances domestiques. Il ne faut y rechercher que ce qui nous y louche personnellement , 92.
Acte de la génération. Pourquoi n’osons-nous en parler sans honte, cl l’excluons- nous des discours sérieux? 472.
Actions. Nous sommes naturellement («mes 5 interpréter défavorablement les grandes actions, lit», 185. — Inconstance de nos actions, 177.— Avant de juger une action, il faut en considérer les circonstances, et examiner quel est rhomtuc qui fa faite, 229.
Affaires. Il est souvent dangereux de les remritrc, 194.
Affections. Nos affections s emportent au-delà de nous, fl. — Après le soin de sa propre* conservation, l'instinct le plus fort chez l’animal, liéte ou homme, c’est l’alTectiou pour les êtres qui lui doivent l’existence, 105 -, celle que lui rendent ces derniers est toujours plus faible ; par quelle raison, 203, 206.
Age. l)ilU*rcnts devoirs de l'homme, d’après Socrate, aux trois différent* âges de la vie, 122. — Age uù l’homme est tout ce qu’il doit cire à l’avenir, 176.— Age le plus ordinaire des belles actions, tbkt. — Age du mariage, 208.
Aisance et indigence dépendent de l’opinion, 139.
Amans. Leur impuissance momentanée, par excès d'amour, 5.
Amasser. La manie d’amasser n’a point de bornes, 138.
Ambassadeurs ne doivent rien laisser ignorer à leurs princes ,
Ambition veut ses coudées franches, 130. — Incompatible avec k* guût de la retraite, 125. — Son pouvoir sur nous plus fort que celui de l'amour, 404.
Ame (/' ) a besoin, dans scs passions, de trouver à quoi s*en prendre, fût-ce, même sciemment, à un faux objet, fut-ce à un objet inanimé, 10.— S'égare quand elle n’a pas un but fixe, 14.— Toujours agitée quand clic craint la mort, toujours calme quand elle ne la craint point, 35. — L'Ame et le corps doivent être dressés ensemble, 77.— L'âme est souvent agitée de divers mouvement* : c’est ordinairement le plus fort qui remporte, mais quelquefois l’uu des plus faibles a pour un instant l'avantage, 1 18. — Elle se fait connaître dans ses moindres fonctions aussi bien et peut-être mieux que daus scs fonctions les plus importantes, ICI.— Les choses sont pour elle ce qu’dle les fait, ibid.— Dans toute Ame de premier ordre H y a un mélange de folie, !8ü. — Diversité d’opinions sur sa nature , 297 ; sur son siège , 297 et 298 ; l’opinion la plus raisonnable sur ces deux points , 300.— Diversité d’opinions sur son origine, ibkl.—Ses facultés, eu égard à son uniou avec le corps, 301. — Son immortalité, 302 cl suiv. — Opinions diverses sur son étal futur , 304 et sulv — Il vaut mieux forger son âme que la meubler, 456.
Ami. L’usage en est plus nécessaire et plus doux que celui de l'eau et du feu, 551.— La mémoire de nos amis perdus nous mjréc comme l’amer au vin trop vieux, 374.
Amitié est le dernier degré de perfection de la société, 88. — Quatre espèces d’amltîe qui n’en méritent pas proprement k* nom, ibid. et suiv. — Elle ne |>eul exister qu'entre égaux km.— On ne saurait lui comparer l’amour, ibid. — S'eut relient cl s’accroît par la jouissance, 89. — Caractère de la véritable amitié, 90.— Différence de l’amitié parfaite avec les amibes ordinaire*», 91 et suiv.— La vraie aiuitic est indivisible,
Amour. Son empire est souvent plus dur que celui de la sagesse, 75.— Moyens indiques par Cratès pour en guérir, 969. — Combien cette passion a de puissance, 313. — Point de désirs plu* violent* que les siens, 403. — Divers expédients employés pour s'affranchir de ses ap|Miiis, ibid. et suiv. — A pour objet l'agréable, et le mariage l'utile, 476. — N'est que la soif de sa jouissance en un sujet désiré, 491. — Il est aussi diflieile de condamner les amours illicites eu se fondant sur les lois de la nature, que facile en se fondai il sur les lois humaine*, 49.— Amour mu ra tique, 89 et suiv.
Anes. En quoi leur sort est plus heureux que celui des rois, 145. — Ane d’Esope, qui veut caresser sou maître à la manière du chien, 442.
Animaux. Voyez Bêtes.
Apologie de Raimond Sebond, 234.
Apparences, l! s'en trouve à l’appui de (ouïes les opinions, 363.
Approbation publique. La vertu sait s’en passer, 348.
Argent. Souci* qu’il peut causer, 138. — Le soiu «le le garder plus pénible que celui de l’acquérir, ibid. — Etudier son argent, vilaine et sotte étude par ou commence l’avarice, 534.
Armoiries n’offrcnl pas plus de certitude que k*s surnoms, 151.
Atarajcie. Définition de ce mot, 973. — Comment k» Pyrrhoniom entendent que l’ataraxic e&t le souveraiu bien, 319.
Athéisme. Système monstrueux et dénaturé, qui tient rarement contre la souffrance ou le danger, 238 et suiv.
Avarice. C’est moins la pénurie que l’abondance qui la produit, 137.— Itlen ne nuit à ses lins plus qu’ellc-tnéine, 567.
Aveugle. Ln aveugle-né ne saurait comprendre qu’il n’y voit pas, ne saurait désirer la vue, 325. — Homme devenu aveugle en rêvant qu’il l’etail, 382.— Eolle qui, devenue aveugle, se croyait seulement daus l’obscurité, ibid.
Avocat, comparé au prédicateur, 18; bien que son art présente plus de difficultés que celui de ce dentier, on voit plus d’avocats que de prédicateurs passables, ibid. —c’est quelquofois sa propre passiou qui persuade l’avocat de la bonté de sa cause, 312.
Babel. Rien qui mieux que la confusion de Babel représente celle de nos idées, 303 et suiv. .
Baisers. Comment avilis, 493
Barbarie. Chacun appelle ainsi ce qui n est pas oe son usage,
Bataille. Si dans une bataille fi faut attendre l’ennemi, ou l’aller attaquer, 154 et suiv.
Beauté. Les femmes, dans l'intérêt de !a leur, sont capables do sc soumettre aux plus grandes «oufTrance?, 135. — Indéfini!*
TABLE ANALYTIQUE
sable, arm.— son empire sur nous, 354, 597.— Véritable avait* lage «les femmes, 40 !.—£*! d’un graud pi i\ ; est le «.coud des biens, 597.
Biles sont assujetties comme nous au pouvoir de l'Imagination, Ai. — Qui est cru«*l à leur egard Tôt envers ses semblables, 331. — Le culte que leur rendaient les anciens était purement symbolique, 335. — Elles se communiquent leurs Idées aussi bien que nous, 243. — Nous sont supérieur»** en beaucoup de choses, 244.351. — Ont un langage, 345 et suiv.— Leur intelligence est admirable, 251. — ont plu-ieurs conditions qui se rapportent aux nôtres, ibid. — La plupart de celles qui vivent avec nous reconnaissent notre voix et y obéissent, ibid. — Il y a plus de force et de constance dans leurs affections que dans les nôtres, 233; comme dan* les nôtres, il y a du choix, 133, 4ti0. — EmmiçraU1.1!» de leurs différentes qualités, üüfi. et suiv. — N’ont point idée de la mort, r>95.
Jfcffi.se produit parfois le même effet que le courage, 21».
Bible n'est pas une histoire â coiiter, mais une histoire à révérer, craindre et adorer, <72. — Ses traduction* en tant de sortes d'Idkunea ont beaucoup plus de danger que d'utilité,
Blbiiolhèquc. Ce qui empêcha les Goths de brôler celle* de la Grèce, Ü5, — Situation et forme de la bibliothèque de Montaigne, 4di et sulv.
Bien, certain et fini ; mal, Infini et incertain, selon les Pythagoriciens, «7 — les homme* ont en essence le.» maux, que les dieux ont en Intelligence, et en Intelligence le* biens, que les dieux oui en essenre, 201.— Le bien n’est pour l'homme que l’absence du mal, 2GG.— Diversité d'opinions sur le souverain bien, 31& et sulv.
Bienfaiteur, aime plus son obligé qu'il n'est aimé de lui, 200. Biens. Nos blé»», pour êlre considérables, n’en sont pas plus assuré*, 13L — On rencontre aussi souvent l'indigence chez ceux qui ont des biens que chez ceux qui n’en ont point, IMd.— I/! plus sage, en mo«irant, est d'abandonner la distribution «h» nos bien* anx lois de notre |iays, iü.
Box Tir. (Étienne de la). Éloge de son traite de la Servitude volontaire, ou fc Confr’Ki», 87. — Étroite amitié qui se forma entre lui et Montai ne, H8 et sulv. — Vingt-neuf sonnet* de hii , 93 et suiv. — Son «'loge, 3 ütL Boire est le dernier plaisir que non* enlève In vieillesse, 1&4. Boiteux sont mal propres aux exercices du corps, et aux exercices de l'e*p rit le* finie* boiteuse*, 64.— Passent pour être plus propres que d’autre* aux plaisirs de l'amour; diverses raisons qui peuvent appuyer celle opinion , ûfiîet sulv. Jton/rcur. Ce n'c*t que «ir sa mort qu’on peut juger si un hommé a possédé les qualités essentielles au vrai bonheur, 28 et sulv.— Voyez Heureux.
Bonté. Voyez Conscience.
Bordels publies, l-eur suppression serait nul*ible aux mœurs, 32L
Borgne. Homme devenu borgne en feignant de l'être, 3fiJ et suiv.
Brax'crie (bravoure). Celle que montre le vaincu apaise quelqucMs la colère du vainqueur, I. — Le sort semble la favoriser dan* le danger, 3I1L
Brièveté plaît aux gens d'entendement ; pourquoi, 72.
Causes. Sous ne saurions atteindre h la connaissance des causes première*, 5nrt. — Les hommes laissent les choses et courent aux causes, 578. — La connaissance des causes touche seulement celui qui a la conduite des choses ( hieu ) , ibkl.
Chair humaine. Le* stoïciens permettaient d'en manger, lfltL
Chaleur naturelle. Scs différents sièges selon les differents âges de l'homme, 184.
Changement est & craindre en toutes choses , sauf simplement aux mauvaise*, 147.— Dans les institutions politiques, donne seul forme à l'injustice cl à la tyrannie, 537.
ÇAostc e*t commune aux homme» et aux animaux, 217 et sulv.
Chasteté , la plus difficile des vertus imposées aux femmes# 4M*
Châtiment doit tenir Heu de médecine U qui le reçoit , et non de vengeance à qui l'inflige, 390.
Chef d’une place assiégée, s'il doit sortir pour parlementer,
1Ü et suiv.#— D'une armée, s'il doit être déguisé pendant la bataille, lfti.
Choix. Comment détermine entre deux choses de pareil prix,